« Le doute est une vulnérabilité mais aussi une grande force », Julia De Funès

C’est une philosophe en quête de liberté. Dans une époque où le débat se déroule à coup d’avis tranchés sur les réseaux sociaux, elle place le doute et l’utilisation du langage comme des outils démocratiques essentiels. Une réflexion qu'elle développe dans son dernier livre Pensées Distinguées (Ed. L’Observatoire). Julia De Funès est cette semaine, l’invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.
Max Dufeigneux

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A quelques mois de l’élection présidentielle, la philosophe Julia de Funès interroge dans son dernier livre Pensées Distinguées (Ed. L’Observatoire) notre capacité à débattre et à entendre les arguments de l’autre. Pour Julia de Funès le doute, et la remise en question de ses propres raisonnements ne sont pas synonymes de faiblesse, bien au contraire : « Le doute est une vulnérabilité mais est aussi une grande force. Quand je doute de mes propos ça ne veut pas dire que je suis faible mais bien suffisamment fort pour encaisser le démenti de mon propre propos. » Dans un monde où le débat public est souvent bruyant et où le jugement rapide, elle déplore que la certitude soit devenue « une vertu morale, et le doute une faute ».

 

La maîtrise du langage un impératif démocratique

Interrogée sur l’importance du langage, elle rappelle que la nuance exige d’avoir la capacité à l’exprimer : « l’exigence dans les mots, la nuance dans les propos sont des outils démocratiques » affirme-t-elle. Elle observe une maîtrise du langage aujourd’hui en perte de vitesse, mais la philosophe ne désespère pas et appelle « les intellectuels et les médias à trouver une nouvelle forme pour aider les jeunes à s’approprier la langue. »  

 

Retrouvez l’intégralité de l’émission en rediffusion ici 

  

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