Le PS a mis sur les rails son congrès, qui se tiendra les 7 et 8 avril à Aubervilliers et sera certainement décisif pour la survie d'une...
Le PS met sur les rails un congrès qui s’annonce décisif
Le PS a mis sur les rails son congrès, qui se tiendra les 7 et 8 avril à Aubervilliers et sera certainement décisif pour la survie d'une...
Par Stéphanie LEROUGE
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
Le PS a mis sur les rails son congrès, qui se tiendra les 7 et 8 avril à Aubervilliers et sera certainement décisif pour la survie d'une formation politique exsangue, après sa double défaite historique du printemps.
Le Conseil national du parti, réuni samedi Espace Charenton (XIIe arrondissement de Paris), a approuvé le calendrier et les modalités d'organisation de l'événement. Ses conclusions seront ratifiées par un vote des militants le 18 janvier.
Le Congrès se tiendra à "Aubervilliers (...) métro Front populaire", a affirmé à l'AFP le coordinateur du parti, Rachid Temal, en arrivant au CN.
"C'est un congrès important, qui fait qu'on reste dans l'Histoire ou pas. Moi je pense qu'on va y rester (..) On doit porter une vision aux Français", a souligné le sénateur du Val-d'Oise.
Le Conseil national, reprenant largement les propositions d'une commission statutaire présidée par l'ancien ministre François Lamy, a décidé de simplifier la phase préparatoire au Congrès, même si un consensus s'est dégagé pour conserver le système des "motions" (des textes d'orientation dont le premier signataire a vocation à devenir premier secrétaire) et des "courants" (chaque courant étant représenté à la proportionnelle dans les instances dirigeantes du parti).
Les "contributions générales", préalables aux motions, seront supprimées, et ces dernières réduites à 50.000 signes.
Les conditions pour déposer une motion seront relevées, chaque texte devant être signé par au moins 5% du Conseil national, soit 16 membres.
Les sympathisants souhaitant voter pourront adhérer jusqu'au 31 décembre.
Un nouveau Conseil national sera organisé le 27 janvier, au cours duquel seront déposées les motions ou "textes d'orientation". Un vote sur les textes d'orientation interviendra le 15 mars, et l'élection du premier secrétaire le 29 mars.
- "Guerre d'ego" -
À moins de quatre mois du vote, les candidats au poste restent pour l'instant discrets... et pourraient le rester encore quelques semaines.
Le coordinateur du PS Rachid Temal, le 30 septembre 2017 à Paris
AFP/Archives
Ancien bras droit de Manuel Valls, le député Luc Carvounas est pour l'heure le seul candidat déclaré. Il a entamé un tour de France des fédérations et prévoit de publier un livre en janvier.
Une candidature jugée prématurée par des responsables du courant majoritaire du parti, qui s'activent en coulisse pour parvenir à un accord entre les candidats potentiels issus de ses rangs.
"Quelle différence y a-t-il entre (l'ancien ministre de l'Agriculture) Stéphane Le Foll, (l'ancienne ministre de l'Education) Najat Vallaud-Belkacem, (le président du groupe PS à l'Assemblée) Olivier Faure, et (le conseiller régional) Julien Dray ?", s'interroge un ancien député, proche de François Hollande.
"Il faudrait qu'ils se parlent (...) On est trop faibles pour se payer des débats fratricides. On court le risque d'une fracturation de la majorité", met-il en garde.
Un texte, signé par quarante premiers fédéraux dont Rachid Temal et le premier fédéral de Paris, Emmanuel Grégoire, a été diffusé samedi matin auprès des socialistes, appelant chacun à "faire d'abord le choix de la responsabilité et des idées".
"Sacrifier l'intérêt collectif en s'imaginant un destin personnel est une erreur : vis-à-vis des militants et des Français qui ne comprendraient pas, et vis-à-vis de soi-même, car cela serait voué à l'échec", affirme-t-il.
Présente samedi au Conseil national du PS, Najat Vallaud-Belkacem n'a à ce stade rien dévoilé de ses intentions. Mais beaucoup de responsables jugent qu'elle serait la mieux placée pour porter haut la voix du PS dans la période à venir.
"Notre parti a trop souffert des guerres d’ego. Najat, elle, n’est pas marquée, elle n’a pas de courant, pas de tuteur en politique. Elle peut rassembler le parti autour d’elle", estimait récemment la maire de Rennes Nathalie Appéré.
Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.
Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).
Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone pour Public Sénat et la presse régionale, les courbes se croisent : le leader de La France insoumise gagne deux points et passe devant l'ancien Premier ministre. Au centre, Édouard Philippe, pourtant fragilisé, reste de loin le mieux placé face à Gabriel Attal.
« Ces deux mandats macronistes nous lèguent 1300 milliards d’euros de dette supplémentaire », soit « plus de 400 millions d’euros par jour », a dénoncé la nouvelle présidente du groupe RN/UDR du Sénat, Edwige Diaz. Le premier ministre a pointé en retour l’effort demandé aux collectivités par le Rassemblement national. La sénatrice RN a démenti les chiffres, pourtant bien inscrits dans le contre-budget du RN.