Boris Vallaud : « Je suis peiné par le ton que prend cette primaire »
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La campagne pour la primaire à gauche vient à peine de commencer et déjà le climat entre les différents candidats se tend. Après l’exclusion soudaine de Philippe Brun et les invectives de Ségolène Royal à l’égard de Raphaël Glucksmann, il semblerait que la primaire ait davantage divisé le PS qu’elle ne l’a ressoudé. Qu’en est-il vraime...nt ? Le député (PS) des Landes et président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale Boris Vallaud répond aux questions d’Oriane Mancini.
« Je suis peiné par le ton que prend cette primaire » déclare-t-il, en demandant à ce que le parti se ressaisisse face à la menace d’une victoire de l’extrême droite.
N’étant pas candidat à cette primaire, Boris Vallaud a voulu réaffirmer son soutien à Raphaël Glucksmann. Pour contrer l’image germanopratine que certains dressent de lui, il le dépeint en « candidat des usines et des campagnes » au plus près des Français les plus modestes et des travailleurs.
En prévision du vote du prochain budget, le député a vivement critiqué l’ébauche de la prochaine loi de finances proposée par le gouvernement Lecornu. Il estime que ces propositions sont une provocation pour les travailleurs, qui ont fait déjà « beaucoup d’efforts ». Selon le député, le gouvernement devrait taxer en préférence les grandes entreprises mais aussi les grands héritages à partir de 500 000 euros. « Il ne faut pas être dans une société d’héritiers mais dans une société de travail », conclut-il.