Avec 66% de voix favorables, le candidat Place publique Raphaël Glucksmann est sorti victorieux de la primaire à gauche. Mais cette victoire n’est qu’un premier pas vers la présidentielle. La gauche sociale-démocrate a-t-elle une chance avec Raphaël Gluckmann ? Sera-t-il en mesure d’incarner la totalité de la gauche ? Pour en débattre Françoise... Degois, éditorialiste politique, Elizabeth Martichoux, éditorialiste politique Public Sénat et Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l’institut de sondages Ipsos-BVA.
Selon ce dernier, Raphaël Glucksmann serait « une sorte d’espoir à gauche depuis quelques années » : projeté sur le devant de la scène par les deux campagnes électorales de ces 4 dernières années, il est désormais « un candidat naturel à l’élection présidentielle » à un moment où la gauche sociale-démocrate est en grande difficulté.
Françoise Degois ne partage pas ce constat : « il faut faire attention à l’effet de loupe » déclare-t-elle, en ajoutant que « beaucoup de nostalgiques du macronisme sont revenus pour voter Glucksmann ». Bien qu’elle ne mette pas en doute sa qualité en tant que député européen, elle affirme également ne pas considérer Raphaël Glucksmann comme l’homme politique le plus apte à rassembler la gauche : « il est plutôt macroniste, plutôt centre-droit, centre-gauche ».
Elizabeth Martichoux ne partage pas cette vision. Elle estime que Raphaël Glucksmann pourrait bien bénéficier d’un vote utile, en attirant d’une part l’aile gauche du macronisme et la gauche souhaitant faire barrage à Jean-Luc Mélenchon, ce qui pourrait lui donner une bonne base électorale. « Il n’a pas choisi une ligne facile » conclut-elle.