Les autorités sont sur le qui-vive, partout dans le pays, à l’approche du 24 octobre et de nouvelles manifestations. À Orléans (Loiret), le contexte sera aussi marqué par le congrès du Rassemblement national. « Faudra-t-il une nouvelle fois subir un centre-ville mort pour éviter qu’il ne devienne un champ de bataille », s’est interrogé le sénateur LR du département, Hugues Saury, ce 21 octobre, lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, sachant que « plusieurs contre-manifestations d’ampleur sont annoncées en plein cœur de ville ».
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez lui a assuré que le gouvernement, en lien avec le préfet, travaillait à la « sécurisation » de cet évènement. « Il y a effectivement des manifestations qui sont prévues. Une qui a été déclarée par des partis politiques, des organisations syndicales – c’est le samedi – et puis une autre le dimanche, pour laquelle les choses sont un peu moins cadrées au moment où je vous parle. Mais on attend plusieurs dizaines de milliers de personnes le samedi et un peu moins le dimanche, mais pas mal quand même », a exposé le ministre.
Le Rassemblement national attend, lui, 10 000 personnes
Il a annoncé un « dispositif de service d’ordre extrêmement conséquent », avec « énormément de forces mobiles ». « C’est la démocratie que nous protégeons et évidemment nous allons encadrer les manifestations qui ont été déclarées, dont on peut penser que pour certaines, et c’est le cas au moins de celles du dimanche, elles pourraient essayer d’attenter au dit événement. Nous répliquerons évidemment extrêmement fermement », a-t-il prévenu.
Interviewée par Public Sénat à l’issue des questions au gouvernement, la sénatrice RN Edwige Diaz a expliqué que les responsables de son parti n’étaient « pas inquiets pour notre congrès ce week-end », car ils ont obtenu « des garanties des forces de l’ordre, notamment du préfet du Loiret » en termes de protection de l’évènement.
« L’extrême gauche essaye de dissuader les militants du Rassemblement National de venir à notre congrès parce qu’ils voudraient que ce soit un échec. Malheureusement pour eux, ça ne sera pas le cas puisque nous attendons plus de 10 000 personnes dimanche à Orléans pour le grand lancement de la campagne présidentielle de Marine Le Pen », a ajouté la présidente du groupe Union Nationale pour les Territoires (RN-UDR).