L’ex-maire d’Hesdin condamné à trois ans de prison avec sursis pour détournement de fonds publics
L'ex-maire d'Hesdin (Pas-de-Calais), Stéphane Sieczkowski-Samier, a été condamné mardi à trois ans de prison avec sursis et cinq...

L’ex-maire d’Hesdin condamné à trois ans de prison avec sursis pour détournement de fonds publics

L'ex-maire d'Hesdin (Pas-de-Calais), Stéphane Sieczkowski-Samier, a été condamné mardi à trois ans de prison avec sursis et cinq...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'ex-maire d'Hesdin (Pas-de-Calais), Stéphane Sieczkowski-Samier, a été condamné mardi à trois ans de prison avec sursis et cinq ans d'inégibilité pour "détournement de fonds publics", mais relaxé pour un tiers de la somme reprochée, a-t-on appris de sources concordantes.

Il a également été condamné à une amende de 15.000 euros et s'est vu confisquer les sommes saisies sur deux comptes (soit 49.000 et 15.000 euros), ont indiqué à l'AFP le parquet et l'avocat de M. Sieczkowski-Samier, Me Pierre Henri-Bovis.

Révoqué en août et déclaré inéligible pour trois ans en 2018, l'ancien maire avait comparu fin octobre devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-mer, accusé d'avoir fait usage de fonds publics à hauteur de 114.343 euros à des fins personnelles, notamment en frais de restaurant, de carburant, de travaux et de matériel.

Mardi, le tribunal a rendu son délibéré et "M. Sieczkowski-Samier a été relaxé pour une partie des faits, notamment concernant l'aménagement d'une salle de bien-être, le tribunal estimant que ces dépenses étaient somptuaires mais pas constitutives d'un détournement de fonds". Il a en revanche "été condamné pour tout le surplus", a expliqué à l'AFP le procureur de Boulogne-sur-mer Pascal Marconville.

"Il est relaxé à hauteur de 37.575 euros et reconnu coupable du surplus à hauteur de 77.000 euros", a précisé Me Pierre-Henri Bovis, précisant que son client entendait interjeter appel. "Ce jugement nous paraît évidemment excessif, (...) nous attendons la motivation du jugement pour savoir dans quelle mesure le tribunal arrive à motiver la somme de 77.000 euros, qui nous parait surréaliste", a-t-il déclaré.

Pendant près de neuf heures d'audience fin octobre, M. Sieczkowski-Samier avait tenté de se justifier devant le tribunal, exhibant des documents pour prouver sa "bonne foi". "Je n'ai détourné aucun centime d'euro de la mairie d'Hesdin. J'étais au service de la mairie", avait affirmé devant la Cour celui qui a été élu, en 2014, à l'âge de 22 ans, maire de cette commune de 2.200 habitants sous l'étiquette "divers droite".

Poursuivie également, sa mère Christiane Samier "a été relaxée concernant les faits de recel de détournement de fonds publics mais condamnée à six mois d'emprisonnement avec sursis pour la complicité de détournement de biens saisis", a encore indiqué M. Marconville.

L'ex-maire est par ailleurs visé par d'autres enquêtes, notamment pour acquisition d'armes de troisième catégorie, prise illégale d'intérêts, complicité de faux et usage de faux en écriture publique.

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle 2027 : François Baroin assure que Bruno Retailleau a « toutes les qualités pour créer les conditions de la surprise du premier tour »
3min

Politique

Présidentielle 2027 : François Baroin assure que Bruno Retailleau a « toutes les qualités pour créer les conditions de la surprise du premier tour »

Aux côtés de Gérard Larcher et du patron de la droite sénatoriale Mathieu Darnaud, le maire LR de Troyes a assuré Bruno Retailleau de son soutien, et de la nécessité d’assurer la présence de la « famille gaulliste » à la présidentielle. Il a accueilli dans sa ville le séminaire de rentrée du groupe LR du Sénat.

Le

Sébastien Lecornu Addresses High School Protests, Energy and Budget Issues
6min

Politique

Crise lycéenne : par une allocution sans annonces, Sébastien Lecornu cherche à « anesthésier » le mouvement, analyse Benjamin Morel

La crise lycéenne ne faiblit pas et a conduit le Premier ministre, Sébastien Lecornu à prendre la parole, lors d’une allocution de 15 minutes mercredi soir. Depuis sa prise de fonction à Matignon, il a fait le choix de raréfier sa parole. Une façon de se démarquer et de renforcer le caractère solennel de la fonction, mais qui a ses limites, d’après plusieurs experts.

Le