« Gilets jaunes »: les députés LREM « prêts » pour la « grande concertation de terrain »
Le patron des députés LREM Gilles Le Gendre a affirmé mardi que son groupe était prêt à répondre "avec enthousiasme" à l'appel à...

« Gilets jaunes »: les députés LREM « prêts » pour la « grande concertation de terrain »

Le patron des députés LREM Gilles Le Gendre a affirmé mardi que son groupe était prêt à répondre "avec enthousiasme" à l'appel à...
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Le patron des députés LREM Gilles Le Gendre a affirmé mardi que son groupe était prêt à répondre "avec enthousiasme" à l'appel à une "grande concertation de terrain" autour du mouvement des "gilets jaunes", évoquant une "évolution" dans la manière de gouverner le pays.

"Le président de la République a été très clair dans son discours sur le fait qu'à l'occasion de cette crise, nous comptions inaugurer une évolution dans la manière dont nous souhaitons gouverner ce pays", a déclaré M. Le Gendre lors d'un point presse à l'Assemblée.

"Travailler, transformer la France pour les Français, nous l'avons fait et plutôt bien depuis 18 mois. Il nous faut maintenant encore mieux transformer la France avec les Français et cette crise de la fiscalité écologique, du prix du carburant (...) nous donne l'occasion de nous questionner", a-t-il commenté.

Pour le patron des députés LREM, il est évident que désormais "les grandes mutations et transformations du pays", ne doivent plus être portées uniquement "par l'exécutif et la majorité" mais "être construites, conçues et surtout déployées au plus près du terrain dans le cadre de concertations".

"Tout intermédiaires qu'ils sont, les corps intermédiaires ne peuvent pas avoir le monopole de la représentation des citoyens. Les citoyens, salariés, consommateurs ont le droit à la parole", a poursuivi Gilles Le Gendre, estimant que l'une "des inspirations positives" du mouvement des "gilets jaunes" aura été d'avoir rappelé la majorité "à l'ordre sur ce point".

"Évidemment, le groupe parlementaire LREM attrape cette idée au vol de manière enthousiaste et va se mettre en ordre de marche dans les jours qui viennent pour répondre à cet appel", a lancé le président du groupe LREM se disant "bien décidé" avec son groupe "à jouer un rôle crucial (...) dans cette nouvelle manière de travailler avec les Français".

A ses côtés, Roland Lescure, président de la commission des Affaires économiques, a comparé la nouvelle taxe variable sur les carburants annoncée par Emmanuel Macron à "un escalier roulant".

"L'escalier, c'est la hausse de la fiscalité écologique, avec un point d'arrivée et un rythme très clairs, et on adapte la vitesse de cet escalier roulant qui va continuer à monter à l'évolution du cours du pétrole" qui sera "très volatil" dans "les années qui viennent", a-t-il dit.

Un peu plus tard, la présidente LREM de la commission des Affaires sociales Brigitte Bourguignon a salué, dans un communiqué, un discours du président qui "prend réellement la mesure du malaise social présent dans notre pays depuis plusieurs décennies". A propos des taxes sur les carburants, elle s'est félicitée qu'il n'ait "pas fermé l'hypothèse d'un moratoire", ajoutant qu'"il appartiendra au parlement, plus particulièrement à la majorité, d'en juger l'opportunité".

Le président du groupe MoDem Patrick Mignola a salué la démarche "didactique, pragmatique et réaliste" engagée par Emmanuel Macron, qui ouvre une "nouvelle séquence démocratique".

"Il est maintenant important que ceux qui manifestent désignent des représentants dans les territoires" et "nous, parlementaires, avons vocation à aller" à leur rencontre, avec les corps intermédiaires et les acteurs du transport, pour entrer dans le concret", a-t-il ajouté.

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