Une mobilisation « massive ». Pour Éric Coquerel, le mouvement actuel rappelle les grandes mobilisations contre le projet Devaquet (1986) ou le CPE (2006), mais s’en distingue par son origine. « Ça vient d’abord des villes populaires, des lycées populaires », notamment de Créteil, souligne-t-il. Le député estime que cette mobilisation traduit surtout une forte inquiétude des jeunes concernant leur avenir. Parcoursup, manque de professeurs, emplois du temps à trou et état des établissements figurent parmi leurs principales revendications.
« Il faut raison garder »
Éric Coquerel critique vivement la réponse sécuritaire du gouvernement. Le député dénonce les nombreuses interpellations et les blessures de plusieurs jeunes, dont certains auraient perdu un œil. Il juge la réponse policière « disproportionnée ».
« Quand un gouvernement n’a que comme réponse la répression, en général il se plante. Et le mouvement ne fait que se développer », affirme-t-il. Il appelle Sébastien Lecornu à « raison garder » et juge notamment « irresponsable » l’utilisation du terme « proxy » pour évoquer l’influence supposée de l’ultragauche sur le mouvement. Selon lui, « les lycéens rigolent » lorsqu’on leur affirme que LFI serait à l’origine de leur mobilisation.
Parcoursup et les moyens de l’Éducation au cœur des revendications
Le député insoumis défend l’abrogation de Parcoursup, qu’il juge responsable d’une forte pression sur les lycéens. Il réclame également davantage de moyens pour l’Éducation nationale et critique la suppression de postes d’enseignants.
Il s’oppose enfin au projet de loi dit « casseurs-payeurs », dont il met en doute la constitutionnalité. Le gouvernement a annoncé son inscription à l’ordre du jour du Sénat le 27 octobre. Pour sortir de la crise, le député appelle finalement le gouvernement à écouter les jeunes : « Qu’on les écoute, qu’on les reçoive, qu’on leur laisse faire des assemblées générales dans les lycées. »