Pour le retour des questions d’actualité au gouvernement du Sénat après le dernier renouvellement de la chambre haute, le Premier ministre, Sébastien Lecornu a été interpellé à plusieurs reprises par les présidents de groupes parlementaires. Parmi eux, Patrick Kanner. « Monsieur le Premier ministre, cela fait 10 ans que nous vous demandons de changer de cap, 10 ans que nous vous alertons sur vos choix injustes et leurs conséquences pour les plus modestes. Avec votre budget pour 2027, vont trinquer une nouvelle fois, les retraités, les salariés, les fonctionnaires, les malades, les étudiants », a-t-il tancé.
Sébastien Lecornu a d’abord assuré que « le budget avait été imaginé en respectant les échéances démocratiques de l’élection présidentielle ». « C’est-à-dire en le rendant le plus réversible possible, ne préemptant pas le choix que les Françaises et les Français peuvent faire l’année prochaine. C’est d’ailleurs pour ça qu’il s’inscrit dans un cadre de stabilité fiscale », a-t-il ajouté.
C’est d’ailleurs ce que reprochent les socialistes au gouvernement qui prônent une hausse des recettes plutôt qu’une coupe dans les dépenses, et Sébastien Lecornu l’a bien compris. « Toutes les recettes du monde, tous les rétablissements de l’ISF du monde, toutes les taxes Zucman du monde ne permettra pas d’écarter le débat sur la dépense publique », a-t-il estimé.
« Les taux d’intérêt, les marchés financiers, la crédibilité de la signature de la France nécessitent, quoi qu’il arrive, d’avoir un projet de loi de financement pour la sécurité sociale et un projet de loi de financement pour l’Etat qui arrive à 5 % de redressement, c’est-à-dire 5 % de déficit, c’est-à-dire en font 4-8 dégradés à 5 pour l’effort de défense », a-t-il poursuivi.
Il a conclu son intervention en relevant que le PS avait désormais un candidat désigné à la présidentielle en la personne de Raphaël Glucksmann. « Un candidat a gagné, maintenant c’est le moment aussi de la clarification entre nous sur ce qui peut être fait dès maintenant et ce qui doit attendre l’élection présidentielle pour le seul service de l’intérêt général ».