Crise lycéenne : Bruno Retailleau veut « une sélection à l’université »

Le sénateur LR et candidat à la présidentielle, Bruno Retailleau a rappelé les propositions de sa formation politique en matière d’éducation, basées sur le « mérite ».
Rédaction Public Sénat

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Le candidat LR à l’élection présidentielle, Bruno Retailleau s’adresse aux Français en sortant un livre aux éditions de l’Observatoire, composé de 18 lettres thématiques. « Ça n’est pas un libre programme. Je n’ai pas voulu ennuyer les Françaises, les Français avec plein de propositions. Des propositions, j’en fais chaque semaine », a-t-il précisé.

L’ancien ministre de l’Intérieur a souhaité s’adresser aux Français « de façon très personnelle », « avec un peu de dévoilement sur ce que je suis ». Car Bruno Retailleau ne souhaite pas participer à la peopolisation de la politique. « Il y a tellement de nos compatriotes qui sont en situation très difficile. La France c’est au bord d’une crise très grave. Je pense qu’on doit à nos compatriotes un peu plus de sérieux ».

Le candidat LR a répondu aux revendications des lycéens qui demandent la fin de Parcoursup et plus et 10 milliards d’euros pour améliorer leurs conditions d’études. « Je pense qu’il faut une nouvelle plateforme, Parcoursup c’est une boîte noire. On n’y comprend rien. Ça stresse les familles, ça stresse les jeunes. Et surtout, ça n’est pas une plateforme qui sélectionne au mérite. La nouvelle plateforme que je proposerais, ce sera uniquement le mérite.

Conformément aux conclusions d’une commission d’enquête voulue par les Républicains du Sénat sur l’enseignement supérieur, qui préconisait, entre autres, la fin de l’accès indifférencié aux premières années de licence pour les titulaires du baccalauréat, Bruno Retailleau demande « une sélection à l’université ». Aujourd’hui, on a bien sûr une sélection mais elle est cachée. Il y a à peu près un élève sur deux qui rentre après le bac à l’université et qui n’aura pas de titre universitaire après cinq ans. Je veux casser ça parce que c’est l’échec, donc la sélection il faut l’assumer ».

Le sénateur de Vendée qui a mis sur la table récemment l’idée d’une dissolution de la France Insoumise qu’il accuse d’encourager les violences lors des mobilisations lycéennes explique que s’il était encore au gouvernement il aurait poursuivi Jean-Luc Mélenchon en justice pour incitation à la rébellion. « On ne peut plus fermer les yeux sur le comportement anti-républicain des Insoumis », estime-t-il.

 

 

 

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