Sondage : avec 82 % d’opinions défavorables, Emmanuel Macron atteint son record d’impopularité
Selon le dernier baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, l’exécutif atteint un niveau d’impopularité record sur fond de hausse des prix du carburant, malgré les annonces de soutien aux “gros rouleurs”. Emmanuel Macron ne récolte que 18 % d’opinions favorables contre 24 % pour Sébastien Lecornu.
Depuis son élection en 2017, Emmanuel Macron établit un nouveau record d’impopularité avec seulement 18 % d’opinions favorables selon le dernier baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale. Un record personnel qui le rapproche du creux historique atteint par François Hollande en octobre 2016 avec seulement 16 % de satisfaction. Cette dynamique vaut également pour le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu qui affiche seulement 24 % d’opinions favorables. Jusque-là, l’ancien ministre des Armées avait réussi à se maintenir au-dessus de la barre des 30 % d’adhésion. Depuis la dissolution de 2024, seul François Bayrou a atteint un niveau de désapprobation équivalent.
La hausse des prix du carburant, moteur de l’impopularité de l’exécutif
La flambée des prix du carburant, liée au contexte international, explique en partie ce pic d’impopularité. Alors que le prix du litre avoisine les 2,50 euros le litre, la fiscalité qui pèse sur les hydrocarbures cristallise les tensions. Le cas de l’Espagne où la TVA est abaissée à 10 % sur les carburants est notamment évoqué, de même que l’augmentation des marges des raffineurs.
Une réserve doit cependant être avancée. Le sondage a été réalisé avant les annonces du président de la République, jeudi 24 septembre. Le chef de l’Etat avait notamment annoncé l’envoi d’un soutien militaire défensif à l’Arabie saoudite dont l’industrie pétrolière est ciblée par les Houthistes. Le 22 septembre, Sébastien Lecornu avait lui annoncé l’élargissement et la prolongation jusqu’à la fin de l’année des aides ciblées sur le carburant. Pourtant, cette extension ne suffit pas puisque 75 % des sondés la juge insuffisante. La mesure ne suscite d’ailleurs que très peu d’adhésions au-delà des sympathisants de Renaissance. « Cette aggravation de l’impopularité de l’exécutif s’explique vraisemblablement par la montée des colères face à la hausse des prix de l’essence et du gazole, et surtout par la réponse – jugée très insuffisante par les Français — proposée par le gouvernement pour élargir ses aides aux gros rouleurs », note Gaël Sliman, président d’Odoxa. Le rejet est particulièrement fort chez les ouvriers (83 %) et les habitants de zones rurales (81 %).
Par ailleurs, 62 % des personnes interrogées jugent que, malgré le contexte financier et budgétaire de la France, les aides sur le carburant doivent être renforcées.
La progression de la dette, sujet d’inquiétude pour toutes les sensibilités politiques
Malgré ces résultats, une écrasante majorité des sondés (83 %) se dit préoccupée par la dette. Une inquiétude ressentie dans chaque camp politique y compris chez les sympathisants de la France insoumise (69 %). Si la préoccupation est générale, au moment où la charge de la dette atteint des niveaux records (65 milliards d’euros), les solutions pour réduire le poids de la dette dans le budget ne devraient pas faire l’unanimité. Les groupes de gauche ont notamment promis qu’ils voteraient une motion de censure sur le budget après les annonces de Sébastien Lecornu visant une économie de 54 milliards d’euros sur le projet de loi de finances pour 2027.
Méthodologie :
Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1 005 Français représentatifs de la population de 18 ans et plus et interrogés par internet les 23 et 24 septembre 2026. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Chaque sondage présente une incertitude statistique que l’on appelle marge d’erreur. Cette marge d’erreur signifie que le résultat d’un sondage se situe, avec un niveau de confiance de 95 %, de part et d’autre de la valeur observée. La marge d’erreur dépend de la taille de l’échantillon ainsi que du pourcentage observé. Avec un échantillon de 1 000 personnes, si le pourcentage observé est égal à 20 %, la marge d’erreur est égale à 2,5 %. Le pourcentage réel est donc compris entre 17,5 % et 22,5 %.
Toute personne peut consulter la notice de ce sondage auprès de la commission des sondages.
A l’approche du scrutin présidentiel et selon le dernier baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, les cotes de popularité de Marine Le Pen (35 % d’opinions favorables) et d’Edouard Philippe (27 % d’opinions favorables) reculent de 5 points et de 3 points. A gauche les candidats à la primaire social-démocrate sont épargnés, notamment Raphaël Glucksmann qui progresse légèrement.
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