Violences urbaines : « La République n’est plus tenue, ni sur le plan social, ni sur le plan économique, budgétaire ou démocratique », tacle Patrick Kanner
Interrogé par Public Sénat sur les violences urbaines du 17 octobre, Patrick Kanner dresse un constat sévère du bilan du gouvernement, tout en ciblant les propos « outranciers » de La France insoumise. À la veille d'une réunion à Matignon avec le Premier ministre, le patron des sénateurs socialistes indique que les représentants du PS proposeront « un agenda pour sortir de la crise ».

Violences urbaines : « La République n’est plus tenue, ni sur le plan social, ni sur le plan économique, budgétaire ou démocratique », tacle Patrick Kanner

Interrogé par Public Sénat sur les violences urbaines du 17 octobre, Patrick Kanner dresse un constat sévère du bilan du gouvernement, tout en ciblant les propos « outranciers » de La France insoumise. À la veille d'une réunion à Matignon avec le Premier ministre, le patron des sénateurs socialistes indique que les représentants du PS proposeront « un agenda pour sortir de la crise ».
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Le gouvernement et La France insoumise continuent de se renvoyer la balle sur la responsabilité des violences urbaines qui ont marqué la manifestation du 17 octobre. Ce mercredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dénoncé lors de la séance de questions d’actualité au Sénat un agenda de déstabilisation menée par l’extrême gauche et par l’ultra-gauche, qui chercheraient « à intervenir et polluer l’élection présidentielle ».

« L’extrême gauche a voulu profiter des événements, des manifestations extraordinaires en nombre de participants. Mais le vrai problème, c’est qu’aujourd’hui la République n’est plus tenue, ni sur le plan social, ni sur le plan économique, ni sur le plan budgétaire, ni sur le plan démocratique », commente au micro de Public Sénat Patrick Kanner, le président du groupe socialiste au Sénat. L’élu du Nord dénonce ainsi « un échec flagrant de dix ans de Macronie ». Il ajoute : « Je trouve ça assez inquiétant pour les cinq ou six mois qui nous restent avant l’élection présidentielle. »

« Mélenchon, un révolutionnaire bolivariste en peau de lapin »

« Monsieur Mélenchon essaie de déstabiliser depuis longtemps nos institutions, en étant outrancier dans ses critiques, provocateurs dans ses propos, mais ça n’est pas nouveau », poursuit le sénateur. « Mélenchon sait qu’il ne sera pas élu président de la République et, par là même, veut changer de régime. C’est un révolutionnaire bolivariste en peau de lapin », tacle-t-il.

Jeudi, le Premier ministre recevra à Matignon les représentants des principaux partis et les présidents des groupes politiques au Parlement, avant une nouvelle journée de mobilisation le 24 octobre. « Nous allons venir avec Olivier Faure, avec Boris Vallaud, mais aussi avec Raphaël Glucksmann, le candidat issu des primaires socialistes et Place publique », indique Patrick Kanner. « Nous allons venir avec toute une série de propositions », glisse l’élu, qui évoque « un agenda pour sortir de la crise sur le plan économique, sur le plan social, sur le plan des institutions mais aussi sur le plan des relations avec les collectivités territoriales ».

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