Le premier jour du déconfinement vu par la presse régionale
A la une de la presse régionale, le premier jour du déconfinement. Les commerces se sont préparés pour rouvrir. Une rentrée inédite dans les écoles va s’amorcer progressivement. 

Le premier jour du déconfinement vu par la presse régionale

A la une de la presse régionale, le premier jour du déconfinement. Les commerces se sont préparés pour rouvrir. Une rentrée inédite dans les écoles va s’amorcer progressivement. 
Alexandre Poussart

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Toute la presse régionale titre aujourd’hui sur cet événement tant attendu, après 55 jours de confinement. « Libres » titre le Journal de Saône-et-Loire. « Restons Vigilants » à la une du journal La Montagne. Un mélange de joie mais de prudence donc dans la presse régionale, car l’épidémie est toujours là.

Les commerces prêts à rouvrir

En tout cas beaucoup se sont préparés à ce 11 mai. « Prêts pour le J » à la une du Courrier de l’Ouest. 

Le journal angevin a interrogé ces professionnels qui vont pouvoir reprendre leur activité dès aujourd’hui. 

A Saumur, le gérant d’une boutique de vêtements portera un masque, tout comme les clients qui entreront dans le magasin. Les clients porteront aussi des gants pour toucher les produits.

Beaucoup de commerces rouvrent aujourd’hui et même les salons de massage. C’est le cas d’un établissement de Courchamps et sa responsable n’est pas inquiète. Les clients devront systématiquement se laver les mains avant les soins. Les linges et la têtière utilisés seront désinfectés entre chaque massage. 

Toulouse : les enfants de soignants séparés des autres élèves

Et ce Jour J c’est aussi le début de la réouverture des écoles. On en parle dans la Dépêche du Midi.

Aujourd’hui les professeurs vont faire leur rentrée. Et dès demain, 1,5 million d’élèves feront une rentrée inédite. Avec des règles sanitaires très strictes pour les enfants : on ne touche pas ses camarades, on ne joue pas à des jeux collectifs et on se lave les mains très souvent. 

A Toulouse, cette rentrée fait polémique puisque les enfants de soignants, accueillis à l’école pendant le confinement, ne seront pas mélangés avec les autres élèves, car selon l’inspectrice de l’Education nationale ce brassage d’enfants ne respecte pas les conditions sanitaires. Beaucoup de parents dénoncent une mise à l’écart et une discrimination. 

Le monde d’après vu par Margot, 7 ans

Comment les plus jeunes envisagent ce monde d’après ? Le journal Le Dauphiné Libéré a donné la parole aux plus petits pour répondre à cette question. 

Margot, 7 ans, jeune écolière de Savoie, elle a bien intégré les mesures barrières. Elle ne pourra pas faire de bisous à ses copines et à ses grands-parents pour ne pas les mettre en danger. Margot estime aussi qu’il faudra prendre davantage soin de la nature, trier ses déchets, comme elle l’apprend à l’école. 

Le confinement donne des raisons d’espérer

Aujourd’hui c’est le premier jour de la vie d’après, c’est le titre du journal de La Voix du Nord. 

Et dans l’edito de Patrick Jankielewicz, ces 2 mois de confinement peuvent nous donner des raisons d’espérer. La nation s’est réunie autour d’un ennemi commun. Il y a eu de très belles preuves de solidarité envers les soignants, beaucoup d’initiatives pour aider les plus démunis, les entreprises se sont organisées pour que l’économie ne s’effondre pas. Une réussite collective qui est à souligner.

Un bel exemple à lire dans la Voix du Nord, un atelier de fabrication de masques à Roubaix a été monté de toute pièce pendant le confinement. Le Réseau résilience y installé une centaine de machines à coudre. Des volontaires ont été formés. Et aujourd’hui cet atelier produit 20 000 masques par jour. Et il devrait continuer à fonctionner après la crise, et apporter du renouveau à la filière textile de Roubaix. 

Corse : un test négatif pour entrer sur l’île ? 

Direction la Corse où le journal Corse-Matin insiste sur l’importance du port du masque pendant cette période de déconfinement. 

On le rappelle la Corse est un territoire très fragile face au virus, car les capacités hospitalières sont trop faibles par rapport à l’affluence touristique. Le président de l’exécutif corse Gilles Simeoni a donc proposé d’exiger un test négatif au Covid-19 avant d’entrer sur l’île de Beauté. Une idée qui ne convainc pas le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. « On peut être négatif le jour J et positif le lendemain. » Le ministre de l’Intérieur qui n’exclut pas une approche spécifique pour protéger la Corse pendant de déconfinement. »

Partager cet article

Dans la même thématique

L Assemblee adopte l’interdiction des reseaux sociaux aux moins de 15 ans
6min

Société

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : « On a perdu du temps en ne partant pas du texte du Sénat », déplore la sénatrice Catherine Morin-Desailly

Après la censure du Conseil constitutionnel il y a un mois jour pour jour de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Laure Miller, Emmanuel Macron a soumis une nouvelle version de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans ce lundi 14 septembre. Du côté du Sénat, en fin d’année 2025, une proposition de loi sur ce sujet, portée par la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, avait été adoptée mais n’avait pas été reprise par le gouvernement.

Le

INDRE : Pregnant and confined.
7min

Société

« Du plancher collant au plafond de mère » : la maternité, un des principaux facteurs d’inégalité entre les femmes et les hommes

Alors que les nombreux débats autour de la démographie et de la natalité en France ont émergé ces derniers mois, ce mercredi 9 septembre, le Haut Conseil à l’égalité (HCE) a publié un rapport de 166 pages rappelant que la maternité est aujourd’hui l’un des principaux facteurs de persistance des inégalités socio-économiques entre les femmes et les hommes.

Le

Le premier jour du déconfinement vu par la presse régionale
8min

Société

Périscolaire : à Paris, la procureure face à « une massification des signalements »

Face à la multiplication des affaires de violences sexuelles dans le périscolaire, à Paris, la procureure de la République du tribunal de Paris, Laure Beccuau, reconnaît qu’« il faut restaurer la confiance ». Avec « 2.900 enquêtes en cours » sur les violences sexuelles subies par les mineurs, « les violences périscolaires, c’est à peu près 10 % des dossiers », souligne-t-elle. Soit « 235 enquêtes pénales ouvertes par le parquet de Paris pour violences en milieu scolaire et périscolaire », précise la sénatrice LR, Agnès Evren.

Le