Impopulaire François Hollande? Certainement pas dans les allées du salon Livre Paris que le président de la République a inauguré jeudi, dans...
A son dernier salon du livre, Hollande fait le plein…de livres
Impopulaire François Hollande? Certainement pas dans les allées du salon Livre Paris que le président de la République a inauguré jeudi, dans...
Par Alain JEAN-ROBERT
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Impopulaire François Hollande? Certainement pas dans les allées du salon Livre Paris que le président de la République a inauguré jeudi, dans une joyeuse bousculade, avant l'ouverture au public vendredi. L'occasion de faire le plein de livres.
Si les visiteurs ne sont pas encore là, éditeurs et auteurs se pressent autour du chef de l'Etat qui dit "aimer les livres", surtout les livres d'Histoire. Au Pavillon du Maroc, pays invité d'honneur cette année, il accepte volontiers les "selfies" avec de jeunes femmes.
"Le livre c'est une priorité qui a été portée tout au long du quinquennat", confie le président en fin de mandat qui rappelle qu'il a veillé "à défendre le droit d'auteur".
Escorté par Vincent Montagne, le président du Syndicat national de l'édition (SNE) qui rassemble les éditeurs de France, le président entame une visite qui va durer trois heures.
François Hollande au salon du livre le 23 mars 2017 à Paris
POOL/AFP
Chez Dupuis, on lui offre "Gaston au-delà de Lagaffe", album catalogue de l'exposition consacrée au plus paresseux et subversif des antihéros de BD. "J'adore Gaston", avoue le président qui repartira du stand avec un autre album sur un épisode peu connu de la vie de l'écrivain britannique Graham Greene durant le Coup de Prague de 1948. Le président étonne le directeur général des éditions Dupuis, Julien Papelier, en racontant des anecdotes sur l'auteur du "Troisième homme".
Les livres sont confiés par les agents chargés de la protection du président à son aide de camp qui trottine derrière le chef d'Etat, deux sacoches à la main. Au fil des stands, les sacoches s'alourdissent. Pas trop lourd? "Je fais mon devoir" répond l'aide de camp en souriant.
- Musso dans la sacoche -
Au stand d'Humensis, nouvelle maison d'édition qui regroupe notamment Belin et les Puf, le président s'arrête sur un numéro du magazine Cerveau & Psycho. Il s'amuse d'un titre en Une du magazine: "Leaders politiques: des scores de psychopathie alarmants". "On parle de moi?", demande-t-il avec le sourire. "Personne n'est cité", répond, prudente, la directrice d'Humensis. Le magazine rejoint les sacoches.
François Hollande au salon du livre le 23 mars 2017 à Paris
POOL/AFP
Le président discute devant un stand où est exposé "De la vertu", un des livres de Jean-Luc Mélenchon. Ses yeux tombent sur le livre: "De la vertu, il en faut, il en faut...", dit-il avant d'ajouter: "et pour le vice on a ce qu'il faut".
Certains titres retiennent l'attention du président. Il a aimé "L'histoire mondiale de la France" et s'enquiert auprès d'Olivier Bétourné, le président du Seuil si le livre "marche bien". "On est à plus de 80.000 exemplaires", le rassure l'éditeur.
Mais François Hollande prend aussi volontiers le dernier Guillaume Musso. "Il ne faut pas avoir de condescendance pour les livres qui se vendent", souligne-t-il avant d'insister: "il faut que les livres se vendent". Il fini aussi dans la sacoche.
François Hollande au salon du livre le 23 mars 2017 à Paris
POOL/AFP
Au pavillon des Lettres africaines où auteurs et éditeurs se bousculent autour de lui pour attirer son attention, le président prend le temps d'écouter une conteuse qui raconte "l'histoire du mille pattes". Selon le conte, l'insecte était insatiable réclamant sans cesse à Dieu une nouvelle patte. Pour le punir de sa cupidité, Dieu le laissa avec ses mille pattes. La morale de l'histoire selon le social-démocrate François Hollande est qu'il "vaut mieux toujours distribuer".
Vendredi, jour d'ouverture au public, la Salon accueillera deux candidats qui aspirent à lui succéder: Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron.
À Paris, la fusion des listes entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel relève davantage du réalisme politique face à l’avance de la gauche que d’un rapprochement sincère et naturel. Il a fallu surmonter « une forme d’inimitié » entre les deux candidats, reconnait la vice-présidente de LR et sénatrice de la capitale Agnès Evren, qui compte aussi sur les reports de voix des électeurs de Sarah Knafo.
A Montpellier, c’est une triangulaire qui opposera, dimanche prochain, le maire sortant socialiste Michaël Delafosse, en tête avec 33,41 % au premier tour, la candidate LFI, Nathalie Oziol, deuxième avec 15,36 % et le candidat indépendant, Mohed Altrad (11,31 % des voix). Si dans de nombreuses grandes villes de France, comme Lyon, Toulouse, Nantes… LFI et le reste de la gauche se sont unis au deuxième tour des élections municipales, dans l’Hérault, il n’en a pas été question, tant les deux gauches semblent irréconciliables. Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. L’objectif que nous devons viser, c’est l’objectif zéro déchet ». Michaël Delafosse a rappelé que le CSR était une solution préconisée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). « Il nous faut continuer à mieux collecter les biodéchets comme le verre », a-t-il ajouté. Pour conclure sur les défis de la nouvelle mandature, comme l’augmentation de la population dans la ville, en moyenne 8 000 habitants par an, Nathalie Oziol a estimé que rien n’a été fait pour accueillir les gens ». Mohed Altrad a aussi jugé que la ville n’était pas à la hauteur des autres villes de taille similaire. Il propose de mieux gérer l’argent public en économisant 25 % de ce qu’il considère comme du « gaspillage ». Mickaël Delafosse s’engage à construire 1 000 nouveaux logements étudiants dans le secteur d’Agropolis et des logements pour seniors mais aussi le développement des BRS (bail réel et solidaire) qui ne permette à personne en logement sociaux d’accéder à la propriété ou encore poursuivre l’encadrement des loyers et la lutte contre Airbnb.
À quelques jours du second tour des municipales à Nice, Bruno Retailleau, le patron des LR, a déclenché une crise ouverte au sein de sa propre famille politique et du bloc central, en refusant de soutenir le maire sortant Christian Estrosi face à Éric Ciotti, allié du RN. Plus largement, le psychodrame azuréen fragilise l'accord national passé avec Horizons, mais révèle aussi les fractures d’une droite à la recherche de sa boussole stratégique pour 2027.
Qualifiée de justesse pour le second tour des municipales parisiennes avec 10,4 % des voix, la candidate Reconquête, Sarah Knafo, a finalement choisi de se retirer « pour Paris », sans toutefois donner de consigne de vote, mais « pour battre la gauche ». Une décision présentée comme un « choix de responsabilité », mais qui soulève autant de questions stratégiques que politiques.