Emmanuel Macron devant le Congrès: les principales déclarations
Le président Emmanuel Macron s'est exprimé lundi devant l'ensemble des députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, lundi...

Emmanuel Macron devant le Congrès: les principales déclarations

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Le président Emmanuel Macron s'est exprimé lundi devant l'ensemble des députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, lundi. Voici ses principales déclarations:

- "Peurs" et "colères" -

"Je n'ai rien oublié des peurs, des colères accumulées pendant des années qui ont conduit notre pays à ce choix. Elles ne disparaissent pas en un jour, elles n'ont pas disparu en une année", a estimé le président de la République dans l'introduction de son discours, en ajoutant: "Je sais que je ne peux pas tout, je sais que je ne réussis pas tout".

"Mon devoir est de ne jamais m'y résoudre et de mener inlassablement ce combat", a-t-il encore dit.

- Réponse -

Le chef de l'État a indiqué qu'il entendait amender la Constitution pour "non seulement (...) écouter mais aussi pour pouvoir répondre" aux parlementaires lors des prochains Congrès, alors qu'il souhaite renouveler l'exercice chaque année.

Un amendement déposé en ce sens par plusieurs parlementaires dans le cadre de la réforme institutionnelle avait pourtant été rejeté le 28 juin par le rapporteur général, Richard Ferrand (LREM): il estimait alors qu'"on remettrait en jeu (la) position (du président de la République) de non-responsabilité devant le Parlement".

- Et en même temps -

"Notre action est un bloc, elle est une cohérence", a martelé le chef de l'État. "Il n'y a pas d'un côté une action intérieure et de l'autre une action extérieure, c'est la même action, s'adressant aux Français ou s'adressant au monde, c'est le même message: nous protéger et porter nos valeurs", a soutenu Emmanuel Macron, selon qui "il n'y a pas d'un côté une action économique et de l'autre une action sociale, c'est la même finalité : être plus fort pour pouvoir être plus juste".

- Les castes et les riches -

Le président de la République a assuré qu'il n'aimait "ni les castes, ni les rentes, ni les privilèges". "Une politique pour les entreprises, ce n'est pas une politique pour les riches. C'est une politique pour toute la nation, une politique pour l'emploi, une politique pour les services publics" et "pour ceux qui restent en marge", a insisté le chef de l'État.

- Dépenses publiques -

"Il ne saurait y avoir de baisse de la fiscalité ou de développement de l'investissement sans un ralentissement de la hausse continue de nos dépenses", a affirmé le chef de l'État, ajoutant que "tout le monde souhaite la baisse des impôts (...) mais nul ne veut jamais les assumer lorsqu'elles sont décidées".

Emmanuel Macron a indiqué que le Premier ministre "présentera dans les prochaines semaines les nouvelles décisions permettant de tenir les engagements de baisse de nos dépenses publiques", en promettant "des choix forts et courageux".

- Éducation -

Le "pilier premier de la politique sociale est une politique d'émancipation de chacun qui libère du déterminisme social", a affirmé le président de la République, justifiant ainsi "pourquoi depuis un an nous avons tant fait pour l'éducation".

"C'est le combat de notre siècle parce qu'il est au cœur de nos transformations économiques, de la société post-industrielle" actuelle faite de "changements, de ruptures, de mutations qui nous obligent à mieux former au début de la vie mais aussi tout au long de la vie", a affirmé M. Macron, qui a notamment défendu devant les sénateurs et députés l'école obligatoire dès l'âge de trois ans.

- Quartiers -

Emmanuel Macron a annoncé qu'il recevrait courant juillet les 100 premières entreprises françaises "pour solliciter leur engagement" en matière d'apprentissage et d'embauches, notamment dans les quartiers en difficulté. "J'attends d'elles qu'elles s'engagent en termes d'apprentissage, d'emplois dans les quartiers difficiles. Je ne leur demanderai pas de s'engager par la loi mais par des engagements actifs, immédiats, visibles, de créations d'emplois, d'embauche d'apprentis" avec "une mobilisation pour nos territoires des principales entreprises et des investisseurs".

- Retraites -

A quelques mois de la réforme des retraites, le président a fustigé la "rumeur malsaine" qui fait "croire que nous voudrions supprimer les pensions de réversion". "Rien ne changera pour les retraités d'aujourd'hui", a affirmé le chef de l'État devant le Congrès, les parlementaires réagissant par des exclamations. "Pour la première fois ce qui a été choisi n'a pas été de faire une économie sur les retraités d'aujourd'hui ou ceux qui s'apprêtent à partir à la retraite, mais de refonder un système de retraite juste, unique, transparent, qui viendra progressivement remplacer la quarantaine de systèmes existants", a poursuivi le président de la République.

- Laïcité -

"La République n'a aucune raison d'être en difficulté avec l'islam, pas davantage qu'avec aucune autre religion". "Dès l'automne, nous clarifierons cette situation en donnant à l'islam un cadre et des règles garantissant qu'il s'exercera partout de manière conforme aux lois de la République. Nous le ferons avec les Français dont c'est la confession et avec leurs représentants", a-t-il précisé.

Par ailleurs, "il y a une lecture radicale, agressive de l'islam qui se fixe pour but de mettre en cause nos règles et nos lois de pays libre, de société libre dont les principes n'obéissent pas à des mots d'ordre religieux", a-t-il ajouté.

Face au terrorisme islamiste, "le travail doit se poursuivre sans fébrilité et sans relâche. C'est celui d'une génération", et de "nouvelles décisions seront prises".

- Europe -

"Jamais la France n'acceptera des déportations à travers l'Europe" des migrants, a affirmé M. Macron. "Jamais la France n'acceptera les solutions de facilité que d'aucuns aujourd'hui proposent qui consisteraient à organiser des déportations à travers l'Europe pour aller mettre dans je ne sais quel camp à ses frontières ou en son sein ou ailleurs les étrangers" non admis en France, a-t-il souligné

Il a par ailleurs estimé que "la frontière véritable" en Europe est celle qui sépare "progressistes" et "nationalistes". "La crise que nous traversons nous dit une chose: l'Europe des assis, l'Europe des assoupis est terminée", a-t-il asséné. "Un combat est en train de se livrer, qui définira le projet de l'Europe à venir: celui d'un repli nationaliste ou celui d'un progressisme contemporain", a ajouté le président de la République.

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