Guyane: Cazeneuve envoye une mission interministérielle
Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a décidé vendredi d'envoyer en Guyane "une mission interministérielle de haut niveau",...

Guyane: Cazeneuve envoye une mission interministérielle

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a décidé vendredi d'envoyer en Guyane "une mission interministérielle de haut niveau",...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a décidé vendredi d'envoyer en Guyane "une mission interministérielle de haut niveau", alors que le territoire ultramarin est touché depuis plusieurs jours par un mouvement de grogne sociale d'ampleur.

"Afin de nouer un dialogue constructif et apaisé, le Premier ministre a décidé d'envoyer sans délai en Guyane une mission interministérielle de haut niveau", indique Matignon dans un communiqué.

Cette mission partira dès samedi et sera conduite par Jean-François Cordet, conseiller maître à la Cour des comptes et ancien préfet de Guyane, précise le communiqué. Elle sera composée de plusieurs hauts fonctionnaires issus de différents ministères, dont Michel Yahiel, commissaire général de France Stratégie et ex-conseiller social de François Hollande.

La ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, leur remettra leur lettre de mission samedi matin, a indiqué son entourage.

"Le Premier ministre appelle l’ensemble des forces politiques, économiques et sociales de la Guyane à se saisir de cette initiative pour construire ensemble l’avenir de ce territoire", poursuit Matignon.

La situation sociale en Guyane a notamment conduit Arianespace à ajourner le lancement d'une fusée et le rectorat à fermer les établissements scolaires jusqu'à nouvel ordre.

Ericka Bareigts avait appelé jeudi à la levée des barrages et proposé des discussions à Paris autour de l'économie, de la santé et de la sécurité, principaux sujets de revendication, afin de "traiter sans délai les problèmes immédiats" et "finaliser" le Pacte pour l'avenir de la Guyane, promis par François Hollande en 2013 mais toujours pas signé.

Mais en Guyane, les manifestants, qui organisent des barrages bloquants depuis lundi, avaient "fait part de leur refus d'une négociation sur Paris". Et les députés et sénateurs de Guyane, qui avaient demandé mercredi un plan Marshall, avaient jugé "inconcevable de demander aux manifestants de (...) lever les blocages pour venir s'entretenir avec les cabinets ministériels dans les bureaux parisiens".

De son côté, François Fillon a jugé dans un communiqué que "cette situation est la conséquence de l’échec de la politique de François Hollande et de son gouvernement qui depuis 5 ans ont multiplié les promesses sans aucun résultat".

"Le prochain quinquennat doit être celui de la restauration l’autorité de l’Etat afin de lutter vraiment contre l’insécurité, la délinquance et l’immigration clandestine qui minent la Guyane", a-t-il jugé.

Dans un communiqué, publié peu avant l'annonce de la mission interministérielle, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, a appelé l'Etat à "tenir ses engagements et mobiliser les moyens nécessaires" face à ce mouvement social qui "porte sur des enjeux essentiels, notamment en terme de développement économique et d'emploi, de santé, d'éducation et de sécurité".

Partager cet article

Dans la même thématique

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : suivez le premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
7min

Politique

Présidentielle 2027 : une multitude de candidats mais combien seront-ils réellement sur la ligne de départ ?

À huit mois de l’élection présidentielle, la course à l’Élysée donne l’impression d’une compétition sans limite. Une trentaine de personnalités, déclarées, pressenties ou envisagées, ambitionnent déjà de se présenter. Mais entre les primaires, le financement des campagnes et surtout les 500 parrainages d’élus nécessaires, la liste devrait rapidement se réduire.

Le

Photo illustration collage affiches election presidentielle de 2027
5min

Politique

Présidentielle : et si les électeurs français étaient moins indécis qu’on ne le pense ?

Une étude de Terra Nova en partenariat avec Cluster 17 sortie ce mercredi étudie la structure de l’électorat français à quelques mois de la présidentielle. Elle décrit des électeurs répartis en cinq blocs politiques. Si la porosité entre eux est possible, elle est plus probable entre blocs voisins. Si aucune majorité ne se dégage des estimations du premier tour, au second, le modèle prédit une victoire de Marine Le Pen dans tous les cas.

Le

Paris: The senate vote on an amendment of a government plan to enshrine the « freedom » to have an abortion in the French Constitution
11min

Politique

« La disparition de François Patriat nous ressoude encore plus » : confiant sur son maintien lors des sénatoriales, le groupe RDPI face à l’après Macron

Avec le décès de François Patriat, qui dirigeait le groupe macroniste depuis sa création en 2017, le RDPI, dont plus de la moitié des membres est renouvelable, aborde les sénatoriales dans des conditions très spéciales. Mais la disparition du fidèle d’Emmanuel Macron vient aujourd’hui resserrer les liens. Des questions se poseront plutôt après la présidentielle, où la « recomposition au centre » pourrait concerner le groupe, qui va avant se trouver un nouveau président. Plusieurs noms circulent.

Le