Jihadistes français: « si on peut les juger en Syrie ou en Irak, c’est mieux » juge Bayrou
Le président du MoDem François Bayrou a estimé mercredi à propos des jihadistes français qui ont rejoint le groupe Etat islamique...

Jihadistes français: « si on peut les juger en Syrie ou en Irak, c’est mieux » juge Bayrou

Le président du MoDem François Bayrou a estimé mercredi à propos des jihadistes français qui ont rejoint le groupe Etat islamique...
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Le président du MoDem François Bayrou a estimé mercredi à propos des jihadistes français qui ont rejoint le groupe Etat islamique que "si on peut les juger en Syrie ou en Irak, c'est mieux", suggérant "un dialogue d'Etat à Etat" sur la question de la peine de mort.

"Si on peut les juger en Syrie ou en Irak, c'est mieux", a affirmé M. Bayrou sur BFMTV et RMC. Même s'ils risquent la peine de mort ? "Ceci dépend du gouvernement et des contacts entre gouvernements".

"J'imagine qu'un dialogue d'Etat à Etat peut réfléchir à cette question", a ajouté le maire de Pau. "En tout cas la France est contre la peine de mort, donc il est légitime qu'elle s'entretienne avec ses interlocuteurs".

Pour éviter l'exécution ? "Il s'agit de lutter contre la barbarie et on ne lutte pas contre la barbarie par la barbarie, en tout cas c'est notre vision à nous, c'est notre modèle de civilisation à nous", a répondu M. Bayrou. "Donc jugement à coup sûr, avec une idée de protection de la société et en même temps les principes qui sont les nôtres".

Trois Françaises sont détenues en Irak pour avoir rejoint le groupe Etat islamique et dans l'attente de leur procès dans ce pays où elles risquent la peine de mort, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

Dimanche, la justice irakienne a condamné à mort une jihadiste allemande qui avait rejoint l'EI, une première pour une femme européenne. En septembre, elle avait pour la première fois prononcé la peine capitale contre un jihadiste russe. En décembre, un Suédois d'origine irakienne a été exécuté, avec 37 autres personnes condamnées pour "terrorisme".

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