Les partisans de Marine Le Pen partagés sur la « bulle » Macron
Marine Le Pen "peut gagner" face au "vide" de la "bulle" Emmanuel Macron en meeting la veille dans la même ville, croient certains de ses...

Les partisans de Marine Le Pen partagés sur la « bulle » Macron

Marine Le Pen "peut gagner" face au "vide" de la "bulle" Emmanuel Macron en meeting la veille dans la même ville, croient certains de ses...
Public Sénat

Par Guillaume DAUDIN

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Marine Le Pen "peut gagner" face au "vide" de la "bulle" Emmanuel Macron en meeting la veille dans la même ville, croient certains de ses partisans. Mais aux "Assises présidentielles" de la candidate FN, d'autres s'inquiètent de la "performance" de l'ex-ministre de l'Economie.

François, responsable de bureau d'études de 25 ans, juge que "gagner, c'est possible". "Marine, elle est très stable", dit-il. En revanche pour lui, Emmanuel Macron, en démonstration de force samedi dans la capitale des Gaules avec plus de 10.000 partisans et donné présent au second tour face à Marine Le Pen dans plusieurs sondages, n'est qu'"une bulle".

Habitants Vaison-la-Romaine, Mireille, 64 ans, et son mari Thierry, ex-communiste de 65 ans, sont "convaincus" de la victoire de leur championne et en ont "marre de se faire avoir".

Pour Mireille, Emmanuel Macron est juste "un rigolo, un beau gars; il passe bien à la télé, mais n'a aucun intérêt", "Un produit de marketing, il n'est même pas un danger pour Marine", renchérit Thierry.

Au moment où le numéro 3 du parti, Nicolas Bay, appelle sur scène à être "fiers de la France, nation millénaire", Natacha, 76 ans, vante entre deux applaudissements Marine Le Pen, son "honnêteté" malgré les affaires judiciaires qui touchent son parti, et le "changement total" frontiste.

Pour cette femme de Saint-Priest, Jean-Luc Mélenchon, en meeting à Lyon en même temps que Marine Le Pen "n'a aucune chance".

Emmanuel Macron en meeting à Lyon, le 4 février 2017
Emmanuel Macron en meeting à Lyon, le 4 février 2017
AFP

Et Emmanuel Macron est lui aussi condamné : "Il me déplaît fortement", assène-t-elle.

Les dirigeants frontistes écartent désormais le second tour annoncé pendant deux mois avec François Fillon et visent M. Macron, qui a attaqué samedi un FN parlant "au nom des aigreurs".

"Ce qui compte, c'est la bataille des chiffres dans les urnes", lance au Palais des congrés Nicolas Bay. "Quand on voit les sondages..."

- "Plan M" -

Est-ce un Signe de fébrilité : Les violons frontistes sont désaccordés sur l'affluence attendue pour le meeting de Marine Le Pen dimanche.

Une source FN prédit 4.000 personnes, une autre 5.000. "10.000", s'enthousiasme un militant, qui annonce des dizaines de bus de militants.

Samedi après-midi, le comédien Franck de Lapersonne a rallié Marine Le Pen devant une salle à moitié vide, bombardant Emmanuel Macron, "fringant poulain du parti de l'étranger".

La salle s'est réveillée aux cris de "On est chez nous" lorsque ce second rôle familier a salué Victor Hugo, qui "n'a pas appris l'arabe à l'école".

A la télé, dimanche matin, Marion Maréchal-Le Pen a appelé les fillonistes déçus à rallier le panache de sa tante : "Il n'y a pas de +plan B+ mais un +plan M+ comme Marine Le Pen".

La nièce de la candidate reconnaît cependant une dynamique Macron : "Qu'il ait du talent, c'est certain parce que pour réussir autant d'émulation autour du vide..."

Entre deux sacs en toile "Marine présidente" et quelques photos du dîner de gala de la veille, un frontiste chevronné s'étonne du programme et du chiffrage présentés la veille par Marine Le Pen, qu'il juge "légers".

"Marine a un socle" électoral solide, mais en face, "Macron a fait une performance. C'est impressionnant, d'autant qu'il a pas de parti derrière...", à ses yeux.

Remontant les gradins, un membre des services de sécurité frontiste voit déjà des manoeuvres contre son camp : "Hier, à la télé, ils ont montré des images de notre salle quand c'était vide pendant que c'était plein chez Macron !"

Partager cet article

Dans la même thématique

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le

Paris : Weekly cabinet meeting at Elysee Palace
3min

Politique

Manifestations lycéennes : Sébastien Lecornu s’exprime ce soir, Laurent Nuñez annonce la suspension de l’usage des grenades assourdissantes

Au lendemain de l’ « acte III » de la colère lycéenne, qui a rassemblé 266 000 personnes dans les rues de France, Sébastien Lecornu s’exprimera mercredi soir dans une allocution depuis Matignon. Son intervention portera sur « la situation dans les lycées, les prix des carburants, la crise agricole ainsi que la situation financière du pays », ont annoncé les services du Premier ministre.

Le