Municipales: le PS lance sa campagne pour « l’alternance » en étrillant Macron
Le Parti socialiste, qui a réussi à rassembler la gauche dans de nombreuses villes, a donné samedi à Paris le coup d'envoi des...

Municipales: le PS lance sa campagne pour « l’alternance » en étrillant Macron

Le Parti socialiste, qui a réussi à rassembler la gauche dans de nombreuses villes, a donné samedi à Paris le coup d'envoi des...
Public Sénat

Par Nadège PULJAK

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Le Parti socialiste, qui a réussi à rassembler la gauche dans de nombreuses villes, a donné samedi à Paris le coup d'envoi des municipales pour préparer "l'alternance" à Emmanuel Macron, accusé d'entraîner les Français vers "le chaos".

Le parti est à la peine depuis 2017 et n'est plus hégémonique à gauche. Mais à mi-mandat d'Emmanuel Macron, le parti de la rose compte reprendre des couleurs.

"Nous entrons dans cette décennie comme dans un brasier, le chef de l'Etat se comporte comme un pompier pyromane", a lancé Olivier Faure, Premier secrétaire du PS, lors d'un Conseil national (parlement) de son parti, en présence d'environ 500 délégués très motivés.

Selon lui, "le mouvement social" qui touche la France, depuis les "gilets jaunes" jusqu'aux manifestations et grèves contre la réforme des retraites, est "d'une ampleur inédite". "La colère ne s'apaise pas, elle croît", a-t-il affirmé.

"Improvisation", "amateurisme", "tarabistouilles"... Revenant longuement sur la réforme des retraites, dont les socialistes, à l'instar des autres partis de gauche, demandent le retrait, le numéro un du PS n'a eu de cesse de critiquer l'exécutif. "Ils ambitionnaient de remettre la République en marche, ils ont bloqué le pays, ils s'exhibent comme l'ultime rempart contre le chaos, ils nous y entraînent".

"Jamais aucun gouvernement n’a semblé aussi sourd au mouvement social, aussi réticent à la négociation", a-t-il dénoncé, alors que l'examen de la réforme démarre en commission à l'Assemblée nationale.

Face à un président accusé de "mépriser les Français" et d'alimenter "la fièvre populiste", le PS, fort de son enracinement local (près de 30.000 élus sur tout le territoire, dont douze maires de villes de plus de 100.000 habitants) se doit de contribuer à "inventer une nouvelle gauche, socialiste et écologiste".

"Le défi que représente la transition écologique nous oblige à nous renouveler" pour "proposer un nouveau projet humaniste et progressiste", a insisté M. Faure, qui mise sur l'écologie et le social pour que son parti redevienne audible.

- "Nouvelle espérance" -

"Nous ne sommes pas le front du refus, nous portons ensemble une nouvelle espérance", a assuré Olivier Faure. Et "il est un message que (le gouvernement) ne pourra ignorer, c’est celui des urnes !".

"Il y a deux ans on disait les gauches irréconciliables. Les écologistes faisaient bande à part. Nous sommes ensemble", s'est-il félicité à propos des "vastes rassemblements" des partis de gauche et des écologistes sur le territoire.

Dans son discours, le chef du parti a toutefois fait l'impasse sur les grandes villes où EELV, désireux de se compter après ses bons résultats aux Européennes de l'an dernier, a décidé de partie en solo en mars (Paris, Villeurbanne, Rennes, Nantes, Toulouse ou Marseille). Le rassemblement, selon les socialistes, devrait s'y faire au second tour.

Mais "toutes les victoires du 23 mars porteront le sceau de l'union", a insisté le patron des socialistes, car "ensemble, nous sommes une force".

A six semaines du premier tour, il a tenu à lancer une mise en garde. "Inventer un nouveau projet de société" ne signifie pas que les socialiste doivent "remettre en cause" leur identité et leurs valeurs. "Le socialisme est né de l'écoute des souffrances", "de la conscience des inégalités, ce sont les luttes de la gauche et du mouvement social qui ont donné naissance au droit du travail, à la protection sociale".

Le Premier secrétaire a plaidé pour le "dépassement, mais pas l'effacement". Aucun parti de gauche ou écologique ne doit prendre le pas sur l'autre. Il s'agit de "construire ensemble en acceptant l'altérité", a-t-il insisté. C'est cette "offre politique qui ouvre une alternance à Emmanuel Macron comme aux idées de Marine Le Pen", a-t-il martelé avec la présidentielle en ligne de mire.

Partager cet article

Dans la même thématique

Municipales: le PS lance sa campagne pour « l’alternance » en étrillant Macron
4min

Politique

VSS dans le sport : « On est passé de 10 cas à 400 par an » alerte ce sénateur

Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
4min

Politique

Présidentielle : les adhérents LR désignent Bruno Retailleau comme candidat

Le président des Républicains a été investi par son parti pour l’élection présidentielle ce dimanche, à la suite d’un vote en ligne des adhérents. La confirmation de la candidature de Bruno Retailleau était une étape nécessaire, mais n’épuise pas les questions sur la suite de la campagne présidentielle à droite. 

Le