Révision constitutionnelle : « On veut toucher à l’essence même du parlementarisme », s’inquiète Mathieu Darnaud
« Attention » martèle le sénateur LR de l’Ardèche vis-à-vis de la révision constitutionnelle tout en dénonçant la méthode du gouvernement.   

Révision constitutionnelle : « On veut toucher à l’essence même du parlementarisme », s’inquiète Mathieu Darnaud

« Attention » martèle le sénateur LR de l’Ardèche vis-à-vis de la révision constitutionnelle tout en dénonçant la méthode du gouvernement.   
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

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« Le climat n’est pas apaisé », constate Mathieu Darnaud ce mercredi sur Public Sénat. Proche de Gérard Larcher, le sénateur LR de l’Ardèche s’inquiète de la manière dont le gouvernement conduit la révision constitutionnelle. Mathieu Darnaud lui reproche notamment de commencer en avançant la possibilité de « s’attaquer au droit d’amendement » des parlementaires.

« Ce n’est pas, selon moi, la meilleure façon d’aborder une révision constitutionnelle », s’agace-t-il. Le poids d’un Sénat majoritairement à droite est pourtant essentiel pour faire voter la réforme devant le Parlement réuni en Congrès. Mais là aussi le gouvernement évoque une autre piste : la voie référendaire. De quoi braquer le Sénat (lire notre article). « On a le sentiment que c’est tout ou rien, qu’on accepte la réforme telle qu’elle est présentée avec l’abaissement du nombre de parlementaires, avec l’instauration du nombre de parlementaires », poursuit Mathieu Darnaud.  

« La stabilité de nos institutions, c’est quelque chose de très sensible »

« La stabilité de nos institutions, c’est quelque chose de très sensible », avertit Mathieu Darnaud
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Il y a eu « 19 réformes constitutionnelles depuis le début de la Ve République », souligne Mathieu Darnaud tout en rappelant son attachant à la maxime de Montesquieu : « On doit toucher à la Constitution d’une main tremblante ». S’il la réforme finale n’a pas été présentée aux parlementaires, le sénateur a « le sentiment qu’on veut toucher à l’essence même du parlementarisme et du bicamérisme ». « La stabilité de nos institutions, c’est quelque chose de très sensible », prévient-il.

« Attention, regardez l’exemple italien », avertit le sénateur. « On a une Constitution qui nous a toujours offert une stabilité », rappelle-t-il tout en indiquant que « si on avait introduit de la proportionnelle (…) en 2007, en 2012 et en 2017 nous n’aurions pas pu dégager de majorité ».

« Contre la proportionnelle » et farouchement favorable au maintien d’au moins un sénateur dans chaque département – mesure « consubstantielle de l’existence du Sénat » -, Mathieu Darnaud  reste sur ses gardes.  

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