Le compte à rebours est lancé. Comme tous les trois ans, la Chambre haute sera renouvelée par moitié, le dimanche 27 septembre. Au total, 178 des 348 sièges que compte le Sénat seront remis en jeu. Dans cette perspective, le Bureau national du Parti socialiste a officialisé la désignation de 73 candidats et chefs de file dans une première série de départements concernés par le renouvellement. Une étape importante pour une formation qui souhaite s’appuyer sur les résultats des dernières élections municipales afin de consolider son poids au Palais du Luxembourg. « Le Parti socialiste portera des candidatures de combat en privilégiant l’union de la gauche et des écologistes dans tous les départements concernés », affirme la direction socialiste dans un communiqué.
Préserver la deuxième place du groupe socialiste au Palais du Luxembourg
L’enjeu est de taille pour les socialistes. Le groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER), présidé par Patrick Kanner, dispose actuellement de 65 sièges, ce qui en fait le deuxième groupe du Sénat. Une position toutefois sous la menace de l’Union centriste d’Hervé Marseille, qui compte actuellement 59 sénateurs.
Sur les 65 élus socialistes actuels, 31 sont renouvelables cette année. Plusieurs sénateurs sortants ont déjà été investis par leur parti, à l’image de Sébastien Pla (Aude), Annie Le Houérou (Côtes-d’Armor), Jean-Jacques Lozach (Creuse), Thierry Cozic (Sarthe), Rémi Cardon (Somme), Lucien Stanzione (Vaucluse), Isabelle Briquet et Christian Redon-Sarrazy (Haute-Vienne) ou encore Yan Chantrel pour les Français établis hors de France.
Quid des gains ou pertes possibles de sièges ? Les résultats des élections municipales offrent déjà plusieurs indications sur les rapports de force en vue des sénatoriales.
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« L’union de la gauche et des écologistes » comme stratégie électorale
Le Parti socialiste entend également capitaliser sur les accords noués avec ses partenaires lors des précédentes sénatoriales de 2023. Dans son communiqué, la direction souligne vouloir poursuivre la stratégie « de combat en privilégiant l’union de la gauche et des écologistes dans tous les départements concernés par le renouvellement de 2026 ».
Le PS met notamment en avant son rôle de défenseur des collectivités territoriales face à ce qu’il qualifie de « désengagement de l’État », tout en revendiquant un combat en faveur de la « justice sociale et écologique ainsi que les services publics de proximité ».
Une campagne déjà très encadrée
Conscient de l’importance de ce scrutin indirect, le Parti socialiste a également annoncé un important dispositif d’accompagnement pour ses candidats. Formations à la communication, au droit électoral, à la gestion financière des campagnes, outils numériques dédiés, simulateur de compte de campagne et assistance juridique personnalisée figurent parmi les moyens mis à leur disposition. Une manière pour la direction socialiste de professionnaliser la campagne et de maximiser les chances de succès dans les départements où elle entend conserver ou conquérir des sièges.
Des investitures encore attendues dans de nombreux territoires
Si le Parti socialiste a déjà investi des candidats dans une trentaine de départements ainsi que pour les Français établis hors de France, plusieurs territoires renouvelables restent encore sans candidat officiellement désigné. C’est notamment le cas de la Seine-Maritime, de l’Eure, de la Charente-Maritime, de la Corrèze, de la Gironde, de l’Allier, du Cantal, de l’Aveyron, du Gers, de l’Hérault, du Gard, des Bouches-du-Rhône, du Var, de la Savoie, de la Haute-Savoie, de l’Ain, du Rhône ou encore de la Côte-d’Or.
À l’approche du scrutin du 27 septembre, les socialistes entrent donc officiellement en campagne. Dans un Sénat où la droite demeure majoritaire et où le Rassemblement national pourrait y faire ses premiers pas, la bataille pour la deuxième place s’annonce particulièrement disputée.