Roussel (PCF) veut rendre « obligatoire » le congé de paternité
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, veut rendre "obligatoire" le congé paternité, regrettant, vendredi à deux jours de la...

Roussel (PCF) veut rendre « obligatoire » le congé de paternité

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, veut rendre "obligatoire" le congé paternité, regrettant, vendredi à deux jours de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, veut rendre "obligatoire" le congé paternité, regrettant, vendredi à deux jours de la Journée internationale des femmes du 8 mars, que la France soit "à la traîne" sur cette question par rapport à d'autres pays européens.

"L'allongement du congé paternité" est "la mère de toutes les batailles" en ce qui concerne l'égalité entre les hommes et les femmes, a affirmé le numéro un communiste, en plaidant pour "le partage équitable du congé parental", lors d'une réunion publique à Paris sur l'égalité salariale entre les sexes.

Environ 150 personnes ont assisté à cette réunion publique, à laquelle participait également Marie-George Buffet, députée de Seine-Saint-Denis, mais "ils auraient été plus nombreux sans la crainte du coronavirus", selon lui.

"En ce domaine, la France est à la traîne en Europe, avec un congé de paternité non obligatoire et de seulement onze jours, week-end compris, et de dix-huit jours pour les naissances multiples".

"A titre de comparaison, en Espagne, cette durée devrait être bientôt alignée sur celui des mamans, c'est-à-dire seize semaines, soit 112 jours, dix fois plus que dans notre pays. La Norvège, elle, accorde quatorze semaines de congés paternité, rémunérées à la hauteur de la totalité du salaire. Quant à l'Islande, grand pays d'Europe, c'est trois mois rémunérés, jusqu'à 80% du salaire", a-t-il expliqué.

Selon le député du Nord, "voilà l'horizon que nous devons nous fixer pour honorer l'égalité entre les hommes et les femmes et aussi pour les jeunes générations qui le demandent". "Le congé paternité ne doit pas être seulement allongé, comme nous le demandons, il doit être rendu obligatoire".

"C'est comme cela que l'on supprimera pour les femmes cet odieux +risque maternité+ brandi au moment de l'embauche. Oui, il faut le rendre obligatoire pour les hommes car trop souvent encore, les pères renoncent à ce droit par peur de leur employeur, notamment par ceux qui sont en emploi précaire", a-t-il également argué.

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le