Rugy vante le « travail considérable » de l’Assemblée en un an
Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy (LREM), a vanté mardi "le travail considérable" accompli en un an par les...

Rugy vante le « travail considérable » de l’Assemblée en un an

Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy (LREM), a vanté mardi "le travail considérable" accompli en un an par les...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy (LREM), a vanté mardi "le travail considérable" accompli en un an par les députés, "si souvent mis en cause", lors d'un discours de fin de session peu avant l'examen de la révision constitutionnelle.

"Ce bilan, je le fais d’abord et avant tout pour mettre en valeur le travail des députés, si souvent mis en cause, que ce soit par la résurgence d’un vieil antiparlementarisme ou par des classements aussi réducteurs que simplistes", a lancé le titulaire du "perchoir" devant un hémicycle qu'avaient quitté la gauche et une partie de la droite.

"Rappelez-vous, il y a quelques mois, le procès en amateurisme contre les nouveaux députés. Ne nous y trompons pas, ce procès était le procès du renouvellement", a aussi estimé M. de Rugy (LREM), debout, en présence de plusieurs membres du gouvernement, à commencer par Édouard Philippe.

Aux différents groupes politiques, dont certains comme les Insoumis sont en conflit ouvert avec lui, M. de Rugy a assuré que "quelles que soient (les) différences d’approche, (il) les respecte toutes".

"En une année, nous avons siégé pendant plus de 1.329 heures en séance (...) 92 textes ont été examinés, dont 67 projets et 25 propositions de loi", a-t-il souligné. "Plus de 19.000 amendements ont été discutés dans l’hémicycle, dont plus de 2.800 adoptés", parmi lesquels plus d’un amendement sur six "provenait d’un groupe d’opposition".

"Les députés travaillent dans l’hémicycle mais ce n’est qu’une petite partie de leur activité", a-t-il ajouté, sous des applaudissements.

Et "nous avons touché les limites de nos modes de fonctionnement. Ni l’inflation législative ni celle des amendements ne font de bonnes lois", a-t-il poursuivi, listant, sous l’œil d’Édouard Philippe, ses desiderata pour la révision constitutionnelle afin de "rendre le Parlement plus fort en le rénovant".

"Merci à l'ensemble des députés" et "aux députés de la majorité qui enrichissent l'action du gouvernement", a ensuite salué le Premier ministre. Des députés "obéissants", a lancé un élu dans la partie droite de l'hémicycle.

Par ce discours de fin de session ordinaire, le président de l'Assemblée, applaudi debout à la fin par la majorité, a renoué avec une pratique ayant existé sous d'anciennes législatures, de 1959 à 1981, puis reprise par Philippe Séguin en 1993. Il n'y avait pas eu de tel discours depuis 2003.

M. de Rugy a d'ailleurs cité Philippe Séguin, mais aussi Georges Clemenceau, selon qui "pour faire vivre une démocratie , il faut (...) demander au gouvernement de rendre compte de ses actes".

Selon le chef de file des députés communistes André Chassaigne, François de Rugy "a sans doute besoin de s'expliquer, se justifier" sur "l'entreprise de démolition de l'Assemblée nationale en différents domaines" en cours. Une "campagne de mi-mandat", a glissé le député PCF Sébastien Jumel, également en conférence de presse en amont.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le

France Wildfires
2min

Politique

La France a demandé l’activation du mécanisme de protection civile de l’UE : en quoi consiste ce dispositif ?

Face à la multiplication des feux en France, en particulier en Gironde et dans les Landes, le président de la République Emmanuel Macron a demandé l’activation du mécanisme de protection civile européen hier soir. Déjà utilisé par le passé à Mayotte ou en Ukraine, ce dispositif permet « de proposer une réponse d’urgence » face aux incendies sur le sol européen.

Le

France Extreme Weather Heat
3min

Politique

Incendie au Cap-Ferret : 10 000 hectares parcourus, 80 maisons brûlées et 40 000 personnes évacuées, « le feu continue de progresser », annonce Laurent Nuñez

Le ministre de l’Intérieur a fait un point de situation, ce vendredi matin, sur « le plus feu gros de la saison » qui menace dangereusement le Cap-Ferret, en Gironde. « Le feu n’est pas maitrisé et continue de progresser », alerte Laurent Nuñez. Au total, 50 000 hectares ont brûlé depuis le début de l’année, « quasiment trois fois » plus que l’an dernier.

Le