Secret des affaires: une banderole déployée devant l’Assemblée nationale
Une centaine de militants de différentes organisations ont déployé mardi matin devant l'Assemblée nationale à Paris une banderole...

Secret des affaires: une banderole déployée devant l’Assemblée nationale

Une centaine de militants de différentes organisations ont déployé mardi matin devant l'Assemblée nationale à Paris une banderole...
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Une centaine de militants de différentes organisations ont déployé mardi matin devant l'Assemblée nationale à Paris une banderole géante pour dire "stop au secret des affaires", à quelques jours de l'examen de la proposition de loi sur le sujet par une commission mixte paritaire.

Les manifestants, parmi lesquels le président de Mediapart Edwy Plenel et des membres d'associations et de syndicats (Attac, Sherpa, CGT, Greenpeace, syndicats de journalistes...), entendaient de nouveau interpeller le président Emmanuel Macron et les parlementaires sur cette proposition de loi, afin d'"empêcher que le secret ne devienne la règle et les libertés des exceptions".

Après avoir interdit la circulation sur le pont de la Concorde, ils ont déployé sur toute la largeur de l'édifice une banderole géante portant l'inscription "plus de 550.000 citoyen.ne.s disent stop au secret des affaires", a constaté un photographe de l'AFP. Au bout d'un quart d'heure, ils ont quitté les lieux. Quelques policiers ont procédé à des contrôles d'identité.

La proposition de loi pour protéger le "secret des affaires", déjà adoptée à l'Assemblée et au Sénat, sera examinée le 24 mai par une commission mixte paritaire (CMP), chargée de trouver une version commune aux deux chambres. Le texte transpose une directive adoptée par le Parlement européen en juin 2016 après 18 mois déjà de vifs débats.

Pour le collectif à l'initiative de la manifestation, la proposition de loi "remet en cause les principes républicains et permet aux entreprises de poursuivre journalistes, syndicalistes, lanceurs d’alerte, ONG voire simples salarié.e.s pour détention ou révélation de secrets d’affaires".

Une vingtaine de sociétés de journalistes, dont celle du Figaro, du Monde, de France 3, de BFMTV ou de l’AFP, ainsi qu'une cinquantaine de lanceurs d'alerte, de syndicalistes et de personnalités du monde associatif avaient signé en avril une lettre ouverte à Emmanuel Macron.

Malgré ce courrier, une pétition "signée par plus de 550.000 personnes et de multiples demandes de rendez-vous, Emmanuel Macron n'a pas répondu", déplore le collectif dans un communiqué.

La CMP "doit permettre d’amender" le texte "de façon à garantir le respect des libertés fondamentales et de l’intérêt général", en restreignant son champ d'application "aux seuls acteurs économiques concurrentiels", souligne-t-il.

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