Un demi-siècle de vie politique rassemblé dans un texte intitulé Passion de la France sera l’occasion pour nous d’interroger son auteur, une figure majeure et singulière de notre paysage politique : Jean-Pierre Chevènement.Son témoignage historique sera confronté au diagnostic d’une France fracturée socialement, territorialement et humainement, rapportée dans un roman photos par le journaliste photographe Vincent Jarousseau et aux préoccupations d’une génération dite de l’internet désillusionnée mais toujours alerte, décryptée par l’auteure et cinéaste Flore Vasseur.
Colère, rêves et passion : réparer la France
Un demi-siècle de vie politique rassemblé dans un texte intitulé Passion de la France sera l’occasion pour nous d’interroger son auteur, une figure majeure et singulière de notre paysage politique : Jean-Pierre Chevènement.Son témoignage historique sera confronté au diagnostic d’une France fracturée socialement, territorialement et humainement, rapportée dans un roman photos par le journaliste photographe Vincent Jarousseau et aux préoccupations d’une génération dite de l’internet désillusionnée mais toujours alerte, décryptée par l’auteure et cinéaste Flore Vasseur.
Par Soumaya Benaissa
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Fils d’instituteur, né dans le territoire du Belfort, Jean-Pierre Chevènement livre dans son texte la Passion de la France, de la Politique mais aussi de la littérature…Dostoïevski, Marx, Nietzsche…nombreux sont les auteurs à l’avoir accompagné dans son itinéraire intellectuel et c’est ici aux auteurs français classiques du 19E en général et à Stendhal en particulier que le fervent défenseur de l’école laïque rend un hommage appuyé…
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Le goût de la politique
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Une parenthèse jamais refermée
Ministre, député, sénateur, maire, candidat à l’élection présidentielle, aussi célèbre pour ses multiples fonctions que ses démissions retentissantes, Jean-Pierre Chevènement souvent présenté comme une figure historique de la gauche revient sur l’ouverture de la parenthèse libérale de 1983 …
Une parenthèse qui ne s’est jamais refermée nous signale Vincent Jarousseau, le journaliste photographe qui dans les racines de la colère - référence appuyée aux « Raisins de la colère » de Steinbeck - nous fait plonger dans le quotidien et l’intimité de huit familles habitant Denain, commune des Hauts-de-France directement impactée par la politique de désindustrialisation engagée par le gouvernement socialiste de l’époque.
1/ Livres & vous, Jean-Pierre Chevènement évoque la désindustrialisation du nord de la France
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De nouveaux horizons… politiques
Les fractures constatées invitent à de nouvelles formes d’action et ouvrent à de nouvelles questions notamment celles qui concernent la vitalité de nos fragiles démocraties. Ainsi Flore Vasseur rejoignant la discussion interroge à travers le parcours d’Aaron Schwartz - qu’elle nous présente ici comme une figure inspiratrice d’un bon nombre de lanceurs d’alerte et de militants de la démocratie - les horizons politiques contemporains ….
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Livres & vous, Flore Vasseur pour Aron « le web va permettre à l’unité de se connecter » mais la technologie flatte aussi le pire…
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Écrire pour comprendre la fin d’un monde et l’émergence d’un nouveau… ? Nos invités unissent d’une certaine manière leurs expériences pour appeler à un engagement et une lecture optimiste du monde qui s’offre à nous.
Retrouvez Livres & vous vendredi 29 mars à 23h sur Public Sénat
À Paris, la fusion des listes entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel relève davantage du réalisme politique face à l’avance de la gauche que d’un rapprochement sincère et naturel. Il a fallu surmonter « une forme d’inimitié » entre les deux candidats, reconnait la vice-présidente de LR et sénatrice de la capitale Agnès Evren, qui compte aussi sur les reports de voix des électeurs de Sarah Knafo.
A Montpellier, c’est une triangulaire qui opposera, dimanche prochain, le maire sortant socialiste Michaël Delafosse, en tête avec 33,41 % au premier tour, la candidate LFI, Nathalie Oziol, deuxième avec 15,36 % et le candidat indépendant, Mohed Altrad (11,31 % des voix). Si dans de nombreuses grandes villes de France, comme Lyon, Toulouse, Nantes… LFI et le reste de la gauche se sont unis au deuxième tour des élections municipales, dans l’Hérault, il n’en a pas été question, tant les deux gauches semblent irréconciliables. Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. L’objectif que nous devons viser, c’est l’objectif zéro déchet ». Michaël Delafosse a rappelé que le CSR était une solution préconisée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). « Il nous faut continuer à mieux collecter les biodéchets comme le verre », a-t-il ajouté. Pour conclure sur les défis de la nouvelle mandature, comme l’augmentation de la population dans la ville, en moyenne 8 000 habitants par an, Nathalie Oziol a estimé que rien n’a été fait pour accueillir les gens ». Mohed Altrad a aussi jugé que la ville n’était pas à la hauteur des autres villes de taille similaire. Il propose de mieux gérer l’argent public en économisant 25 % de ce qu’il considère comme du « gaspillage ». Mickaël Delafosse s’engage à construire 1 000 nouveaux logements étudiants dans le secteur d’Agropolis et des logements pour seniors mais aussi le développement des BRS (bail réel et solidaire) qui ne permette à personne en logement sociaux d’accéder à la propriété ou encore poursuivre l’encadrement des loyers et la lutte contre Airbnb.
À quelques jours du second tour des municipales à Nice, Bruno Retailleau, le patron des LR, a déclenché une crise ouverte au sein de sa propre famille politique et du bloc central, en refusant de soutenir le maire sortant Christian Estrosi face à Éric Ciotti, allié du RN. Plus largement, le psychodrame azuréen fragilise l'accord national passé avec Horizons, mais révèle aussi les fractures d’une droite à la recherche de sa boussole stratégique pour 2027.
Qualifiée de justesse pour le second tour des municipales parisiennes avec 10,4 % des voix, la candidate Reconquête, Sarah Knafo, a finalement choisi de se retirer « pour Paris », sans toutefois donner de consigne de vote, mais « pour battre la gauche ». Une décision présentée comme un « choix de responsabilité », mais qui soulève autant de questions stratégiques que politiques.