Robert Badinter, « votre nom devra s’inscrire au Panthéon », promet Emmanuel Macron lors de l’hommage national

Lors de l'hommage national rendu à Robert Badinter, décédé à 95 ans, le chef de l'Etat a salué en l'ancien garde des Sceaux, « la République faite homme ». Emmanuel Macron a également annoncé que le nom de Robert Badinter s'inscrira au Panthéon.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

7 min

Publié le

Mis à jour le

C’est un hommage à un « sage » et une « conscience républicaine » qui se déroulera Place Vendôme en fin de matinée, ce mercredi. Figure de la Ve République, père de l’abolition de la peine de mort, Robert Badinter est décédé la semaine dernière à l’âge de 95 ans. Le chef de l’Etat a promis de s’exprimer, dans son discours, sur une éventuelle entrée de l’avocat et ancien garde des Sceaux, au Panthéon, ce temple républicain qui proclame sur son fronton « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante ». A peine élu président, Emmanuel Macron avait annoncé en 2017 la panthéonisation de l’ancienne ministre Simone Veil, dans un hommage rendu après son décès.

Ce mercredi, après une interprétation de la 7e symphonie de Beethoven, le chef de l’Etat s’exprimera à 12h20. Suivront une minute de silence et une Marseillaise interprétée par le Chœur de l’armée française. A 13h, Emmanuel Macron s’entretiendra avec la famille de Robert Badinter. La philosophe Élisabeth Badinter, sa veuve, a exprimé le souhait que les élus du Rassemblement national et de La France insoumise ne viennent pas à la cérémonie.

Une consigne que le RN a indiqué vouloir respecter mais pas la France Insoumise. Ancien sénateur comme Robert Badinter, Jean-Luc Mélenchon n’avaient pas tari d’éloges sur l’ancien ministre de la Justice en apprenant son décès.

La cérémonie d’hommage est à suivre sur les antennes de Public Sénat à partir de 11h30.

 

12h50

Robert Badinter au Panthéon : « Une reconnaissance à cet homme pour le travail qu’il a réalisé »

Le président de la Commission des Lois du Sénat salue « les mots justes » du Président de la République et avoir eu « le sentiment de vivre un moment important ». A propos de son entrée au Panthéon, l’ancien avocat trouverait cela « normal » et que cela marquerait « une reconnaissance à cet homme pour le travail qu’il a réalisé »

12h48

Patrick Kanner : un « symbole extraordinaire de le voir avec toute la République autour de lui »

Le président du groupe PS au Sénat, et ancien ministre, Patrick Kanner se dit « très fier » d’avoir pu compter dans les rangs de sa famille politique « un homme aussi exceptionnel », un « homme qui a marqué l’histoire de la France ».

Évoquant un « symbole extraordinaire de le voir avec toute la République autour de lui », le sénateur a également salué les « mots justes » choisis par Emmanuel Macron. Satisfait de l’annonce d’une panthéonisation, Patrick Kanner conclut : « Les grands hommes et les grandes femmes se retrouvent ensemble, à nous de savoir être dignes de leurs pas. »

12h34

« Votre nom devra s’inscrire au Panthéon », promet Emmanuel Macron

Fin du discours et une promesse, celle d’un hommage qui se prolongera. Le président de la République s’est déclaré favorable à une panthéonisation de l’ancien garde des Sceaux. « S’ouvre le temps de la reconnaissance de la nation. Aussi votre nom devra s’inscrire aux côtés de ceux, qui ont tant fait pour le progrès humain et pour la France, et vous attendent au Panthéon. »

12h30

Emmanuel Macron : Robert Badinter, « La République faite homme »

« Il était une âme qui crie et une force qui arrache la vie aux mains de la mort ». Dans une prise de parole d’une quinzaine de minutes, Emmanuel Macron a rendu hommage à Robert Badinter. Le chef de l’Etat a évoqué la carrière de cet avocat, devenu garde des Sceaux en 1981, s’attardant longuement sur son combat pour l’abolition de la peine de mort, en France et dans le monde.

Il a ainsi évoqué le célèbre discours prononcé à la tribune de l’Assemblée nationale le 17 septembre 1981, « plaidoirie inoubliable contre une peine capitale, qui par ces mots est pulvérisée, à son tour exécutée ». « Une majorité vota pour la loi entière, une majorité de la gauche, rejointe par quelques députés de l’opposition conduits par Jacques Chirac. » Emmanuel Macron a également cité quelques-unes des autres grandes réformes judiciaires lancées par Robert Badinter : la dépénalisation de l’homosexualité, l’indemnisation des victimes de la route ou encore la suppression des juridictions d’exception. « Il fallait encore rendre la justice plus humaine et l’humanité plus juste. »

« Il fut pendant cinq ans le ministre le plus attaqué de France, cible d’une haine dont l’écho résonne encore dans cette place Vendôme », a voulu rappeler Emmanuel Macron. Une référence, notamment, aux manifestations conduites dans les années 1980 par l’extrême droite sous les fenêtres du ministre, alors taxé de laxisme.

Devant la famille de Robert Badinter, le président de la République a aussi évoqué le couple qu’il a formé avec l’essayiste Elisabeth Badinter. « Couple dans le siècle uni par l’universel, complicité dans les épreuves et les procès, les bonheurs et les livres, presque six décennies d’une vie mêlés avec leurs trois enfants. »

« Robert Badinter, la République faite homme, la vie contre la mort », a encore résumé Emmanuel Macron, saluant « une vie vouée à défendre la dignité de chacun et l’unité de la République ». « Vous nous quittez au moment ou vos vieux adversaires, l’oubli et la haine, semblent s’avancer à nouveau », a déploré le chef de l’Etat « Je fais le serment d’être fidèle à votre enseignement et à votre engagement. Vous pourrez écouter nos voix couvrir celle des négationnistes et des antisémites. »

12h25

Robert Badinter, « un combattant de l’abolition de la peine de mort », salue Emmanuel Macron

Le Président de la République débute son discours d’hommage à Robert Badinter, depuis la place Vendôme.

12h14

La 7ème symphonie de Beethoven pour accompagner les photos de la vie de Robert Badinter

12h10

Le cercueil arrive place Vendôme

11h50

Gérard Larcher  : « Robert Badinter, l’homme qui a défini son regard sur le Parlement »

« Comme tous, nous avons le grand souvenir de l’abolition de la peine de mort. Dans des souvenirs personnels, c’est celui qui m’a remis pour les archives du Sénat son discours de l’abolition. Le vrai débat avait lieu au Sénat et il y a eu une écoute, un dialogue assez extraordinaire » ajoutant que « Robert Badinter, c’est l’homme qui a défini son regard sur le Parlement : le Parlement n’est pas là pour exprimer les passions d’opinion mais pour éclairer l’avenir » salue le Président LR du Sénat.

11h42

« En 1981, à l’époque, Robert Badinter était haï »

L’avocat Jean-Pierre Mignard évoque 1981 au moment où il a commencé à travailler avec Robert Badinter. « Il était soutenu par la gauche et les libéraux », mais il ne faisait pas l’unanimité. « Il a été aussi détesté, qu’admiré maintenant ».

11h39

L’ancien sénateur socialiste David Assouline salue en Robert Badinter le grand défenseur des libertés fondamentales.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Paris : Emergency closed-door meeting political party leaders organised by Macron
3min

Politique

Présidentielle 2027 : les Écologistes reportent l'heure du choix à décembre, Marine Tondelier toujours en lice

Réunis en conseil fédéral, les Écologistes ont adopté, selon le résultat communiqué lundi 21 septembre, à 69,44 %, une motion actant un vote des adhérents en décembre sur leur stratégie présidentielle. D’ici là, Marine Tondelier reste la candidate du parti, tandis que la direction ouvre des négociations avec les autres forces de gauche.

Le

Blois: Olivier Faure closes the Socialist Party s Summer University
7min

Politique

Glucksmann qualifié de « stagiaire » par Ségolène Royal : la primaire est-elle une machine à perdre ?

La campagne de la primaire PS/Place Publique a à peine commencé, et déjà le piège de la division apparaît. Ségolène Royal a usé d’un qualificatif peu amène à l’encontre du favori, Raphaël Glucksmann. Elle a été rappelée à l’ordre par la commission d’organisation de la primaire. C’est toute la dualité de ce processus de sélection « censé lancer une dynamique » d’un camp tout en « maximisant les divisions », note Pierre-Nicolas Baudot, politiste, spécialiste de la gauche.

Le

Robert Badinter, « votre nom devra s’inscrire au Panthéon », promet Emmanuel Macron lors de l’hommage national
9min

Politique

« Faire la transition vers une IA durable constitue un impératif environnemental, mais peut aussi devenir un facteur de compétitivité pour la France », selon un rapport du Sénat

Consacré à l’empreinte environnementale de l’IA et dans la continuité des travaux de 2020 de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, le Sénat publie ce lundi 21 septembre les conclusions de son rapport présenté par les rapporteurs Guillaume Chevrollier (LR), Damien Michallet (LR) et Simon Uzenat (PS).

Le