Européennes: La France insoumise conçoit ses propres sondages
La France insoumise a confirmé mardi concevoir ses propres sondages pour les élections européennes, un "outil de pilotage" à...

Européennes: La France insoumise conçoit ses propres sondages

La France insoumise a confirmé mardi concevoir ses propres sondages pour les élections européennes, un "outil de pilotage" à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La France insoumise a confirmé mardi concevoir ses propres sondages pour les élections européennes, un "outil de pilotage" à usage strictement interne pour dévoiler une "autre réalité" que les sondages traditionnels, pour l'instant peu favorables.

Cette information, d'abord révélée par Le Figaro avant d'être démentie à l'AFP par un cadre de la campagne, a été finalement confirmée par Jean-Luc Mélenchon et la tête de liste Manon Aubry eux-mêmes.

"Notre outil de sondage" "restera un outil interne", affirme ainsi M. Mélenchon sur son blog. "Il ne sera jamais utilisé pour des diffusions publiques, n'est pas destiné à une compétition avec les instituts de l'officialité sondagière".

Le leader insoumis critique régulièrement les sondages, comme mardi: "Tel institut qui nous attribue 0% d'intention de vote chez les étudiants, tel autre +pondère+ notre résultat avec le résultat de la précédente élection européenne de 2014 alors que le mouvement Insoumis n'existait pas..."

Il explique que "tant qu'à faire des sondages, autant le faire sérieusement": "Ceux qui sont connus obéissent parfois à d'autres critères et leurs résultats ne peuvent donc nous aider, le cas échéant, à travailler".

"La méthodologie employée est celle de spécialistes des sondages. C'est un outil de pilotage interne, dont les résultats ne seront pas publiés", a indiqué de son côté Manon Aubry en conférence de presse.

"Tout le monde devra bien se caler en s'approchant du jour du vote sur cette +autre réalité+ que notre outil nous permet de connaître", assure Jean-Luc Mélenchon.

Le résultat du premier sondage interne donne environ 10% d'intentions de vote pour LFI, soit plus de deux points au-dessus de la plupart des enquêtes publiées ces dernières semaines par les instituts, a affirmé un proche de M. Mélenchon sollicité par l'AFP.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Assemblee Nationale – Questions au Gouvernement
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : La France insoumise lance ses troupes à l’assaut d’un Sénat qui lui échappe encore

À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.

Le

L Assemblee adopte l’interdiction des reseaux sociaux aux moins de 15 ans
5min

Politique

Réseaux sociaux : députés et sénateurs s’accordent sur une interdiction totale aux moins de 15 ans

Réunis en commission mixte paritaire ce lundi, les sept députés et sept sénateurs se sont mis d’accord sur l’interdiction de tous les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle s’applique à toutes les plateformes, sans opérer de distinction comme le souhaitait initialement le Sénat. Emmanuel Macron veut appliquer le texte dès la rentrée, mais sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.

Le

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le