Gabriel Attal : « Nous avons préréservé autour de 90 millions de doses de vaccins contre la Covid-19 »
Interrogé lors des questions au gouvernement au Sénat ce mercredi 18 novembre, le porte-parole du gouvernement a ajouté que le gouvernement avait mis de côté une somme budgétaire afin de payer une première partie des vaccins d’un montant de « 1,5 milliards d’euros dans le budget de la Sécurité sociale 2021 ».

Gabriel Attal : « Nous avons préréservé autour de 90 millions de doses de vaccins contre la Covid-19 »

Interrogé lors des questions au gouvernement au Sénat ce mercredi 18 novembre, le porte-parole du gouvernement a ajouté que le gouvernement avait mis de côté une somme budgétaire afin de payer une première partie des vaccins d’un montant de « 1,5 milliards d’euros dans le budget de la Sécurité sociale 2021 ».
Public Sénat

Par Pierre Maurer

Temps de lecture :

2 min

Publié le

À la suite des annonces successives de plusieurs laboratoires sur la découverte de vaccins contre le coronavirus, les questions de la stratégie de vaccination que mettra en œuvre la France ont fait leurs apparitions dans la classe politique. Mercredi 18 novembre, lors des questions au gouvernement au Sénat, Rachid Temal s’est chargé d’interroger le gouvernement sur le dispositif envisagé. « Quels sont les engagements de la France pris avec les laboratoires ? Quelle logistique ? », a notamment interrogé le sénateur socialiste.

« Nous avons préréservé des doses de vaccins au niveau européen. Plusieurs centaines de millions de doses sont préréservées pour 5 laboratoires et un sixième contrat est en cours de finalisation. Je crois que cela fait autour de 90 millions de doses préréservées pour notre pays », lui a répondu le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, saluant ces avancées comme des « lueurs d’espoir ». « Oui à la lueur d’espoir, non à vendre du rêve qui pourrait ne pas se concrétiser », a-t-il néanmoins tempéré rappelant que « nous sommes encore dans des essais de phase 3 avec des résultats préliminaires, dont les agences de santé, qu'elles soient européennes ou françaises, ne disposent pas de l’intégralité des détails. » Le gouvernement se veut donc « prudent » sur le plan sanitaire et économique : la France a mis de côté une somme budgétaire pour 2021 afin de payer une première partie des vaccins, environ « 1,5 milliard d’euros dans le PLFSS 2021 », a-t-il indiqué.

Concernant la logistique pour acheminer de telles commandes de vaccins, Gabriel Attal a assuré que le « travail est en cours ». « Il s’agit d’identifier des centres, des transporteurs, des conditions de transport, sachant que les différents vaccins ne nécessitent pas les mêmes conditions de stockage et de transport. Mais nous travaillons sur plusieurs scénarios », a-t-il affirmé.

Enfin, sur la question des publics cibles et prioritaires d’une future vaccination, le gouvernement a saisi la Haute autorité de santé et le Comité consultatif national d’éthique qui « rendront leurs conclusions dans les prochains jours » et « c’est à la lumière de ce travail que nous serons en mesure de communiquer des informations sur ce point. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Meeting of Candidate in France’s 2027 presidential election, Jean-Luc Melenchon in Le Bourget
8min

Politique

« Il est l’heure de tout changer » : au Bourget, LFI met en scène sa « Nouvelle France » 

À l’occasion de la présentation de la nouvelle édition de L’Avenir en commun, samedi 7 novembre, La France insoumise a transformé le Bourget en théâtre de campagne. Scénographie immersive, démonstration de force militante et discours de Jean-Luc Mélenchon résolument tourné vers la jeunesse, le mouvement entend faire de son programme le premier acte de la présidentielle de 2027. Reportage

Le

Gabriel Attal : « Nous avons préréservé autour de 90 millions de doses de vaccins contre la Covid-19 »
6min

Politique

Mobilisation de la jeunesse : « Nous avons construit un État-providence qui fonctionne seulement pour les adultes », reconnaît cette eurodéputée

Une Europe en ébullition sociale. De la France à l'Italie, en passant par la Belgique, la Grèce ou l'Allemagne, une vague de contestation secoue les capitales de l'Union. Nés de mouvements lycéens et étudiants initiés en France, ces soulèvements traduisent un malaise profond touchant l'avenir de la jeunesse, la crise du logement et l'effritement du pouvoir d'achat. Face à ce front commun qui surprend les gouvernements européens, des syndicats et des associations issus de sept pays appellent à des manifestations coordonnées pour la fin du mois de novembre.

Le

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le