Restera-t-il ou non ? Nicolas Hulot a relancé mercredi la question de son avenir au gouvernement, annonçant qu'il ferait le point cet été sur sa...
Hulot relance les spéculations sur son avenir au gouvernement
Restera-t-il ou non ? Nicolas Hulot a relancé mercredi la question de son avenir au gouvernement, annonçant qu'il ferait le point cet été sur sa...
Par Amélie BOTTOLLIER-DEPOIS
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Restera-t-il ou non ? Nicolas Hulot a relancé mercredi la question de son avenir au gouvernement, annonçant qu'il ferait le point cet été sur sa capacité à mettre en place la "transformation sociétale" qu'il appelle de ses vœux.
Au fil de ses "déconvenues", de son "impatience" revendiquée et d'un travail qu'il a décrit comme "harassant", la première année de l'ancien militant à la tête du ministère de la Transition écologique a vu fleurir de régulières rumeurs de démission.
En octobre, lui-même s'était donné "un an" pour juger de son utilité au gouvernement. Mercredi, à la veille de l'anniversaire de sa nomination, il a assuré qu'il ferait cette "évaluation" à l'été.
"Cet été, j'aurai suffisament d'éléments pour pouvoir regarder si effectivement je participe à cette transformation sociétale", a déclaré à BFMTV/RMC l'ancien militant qui aura avant cette date "la tête sous l'eau" avec des chantiers importants, comme la feuille de route sur l'énergie ou le futur plan de protection de la biodiversité.
"Cet été, on aura avec le président et le Premier ministre je pense un moment de vérité, on fera le point, on tracera les perspectives et on prendra ensemble des décisions sur l'avenir et les prochaines étapes", a-t-il poursuivi, soulignant que son maintien ou son départ dépendait "d'abord" d'Emmanuel Macron et d’Édouard Philippe.
"Si j'arrive à imprimer ce mouvement dans les transformations du modèle agricole, dans le sujet santé-environnement, dans la transition énergétique, s'il ne reste plus qu'à accélérer derrière, je serai content. Si je sens qu'on n'avance pas, que les conditions ne sont pas remplies, voire éventuellement qu'on régresse, à ce moment-là, j'en tirerai les leçons", a-t-il souligné, notant qu'il était "capable de partir".
Mais "Nicolas Hulot n’y croit plus et est assez déprimé", affirme à l'AFP un de ses proches, qui prédit qu'il ne devrait "plus rester très longtemps".
- "Toute sa place" -
Selon cette source, le ministre a même "voulu présenter sa démission fin avril", avant d'en être dissuadé par Emmanuel Macron qui a su trouver "les bons mots" et le remotiver, au moins pour un temps.
"Nicolas Hulot a une relation de confiance et de franchise avec le président" qui considère qu'il "a toute sa place dans le gouvernement" et "s'insère parfaitement dans la politique gouvernementale", a de son côté assuré l’Élysée, estimant "assez sain que chacun évalue la manière dont son engagement porte ses fruits".
Le ministre, qui mercredi était à Matignon pour une réunion de cadrage budgétaire, a eu un tête-à-tête avec le Premier ministre pour évoquer également son avenir, selon Matignon.
"On a besoin de Nicolas Hulot (...) J'espère évidemment qu'il restera et qu'il continuera à mettre en œuvre notre politique", a de son côté réagi sur LCP la porte-parole des députés La République en marche, Aurore Bergé.
Nicolas Hulot lors d'une conférence de presse lors du G7 de l'environment à Bologne dans le nord de l'Italie, le 12 juin 2017
AFP/Archives
Côté victoire, le ministre a vu lors de sa première année aux affaires l'annonce par le gouvernement de l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, auquel il s'opposait de longue date. A son crédit également, la sortie annoncée du glyphosate en trois ans, malgré la possibilité de dérogations.
Il y a eu un changement de "tropisme" sur certains sujets, notamment sur l'utilisation des pesticides, "même si ça ne va pas assez vite", a commenté mercredi celui qui a été pendant des années le porte-drapeau de l'écologie.
Il a ainsi qualifié de "révolution culturelle" la proposition par la FNSEA elle-même d'un plan de sortie des pesticides. "Ça veut dire que y compris le conventionnel s'engage dans une démarche de progrès", a-t-il estimé.
Mais sur la qualité de l'air ou l'énergie, le bilan est plus mitigé pour le ministre qui a dû annoncer en personne en octobre le report à après 2025 de l'objectif de baisse à 50% de la part du nucléaire dans la production d'électricité.
"Je vois surtout ce qui reste à faire", a-t-il noté mercredi.
Malgré les déceptions et les critiques sur le manque d'ambition, de nombreux défenseurs de l'environnement ont assuré ces derniers mois l'ancien militant de leur soutien, persuadés que personne ne pourrait faire mieux que lui dans ce gouvernement.
À Paris, la fusion des listes entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel relève davantage du réalisme politique face à l’avance de la gauche que d’un rapprochement sincère et naturel. Il a fallu surmonter « une forme d’inimitié » entre les deux candidats, reconnait la vice-présidente de LR et sénatrice de la capitale Agnès Evren, qui compte aussi sur les reports de voix des électeurs de Sarah Knafo.
A Montpellier, c’est une triangulaire qui opposera, dimanche prochain, le maire sortant socialiste Michaël Delafosse, en tête avec 33,41 % au premier tour, la candidate LFI, Nathalie Oziol, deuxième avec 15,36 % et le candidat indépendant, Mohed Altrad (11,31 % des voix). Si dans de nombreuses grandes villes de France, comme Lyon, Toulouse, Nantes… LFI et le reste de la gauche se sont unis au deuxième tour des élections municipales, dans l’Hérault, il n’en a pas été question, tant les deux gauches semblent irréconciliables. Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. L’objectif que nous devons viser, c’est l’objectif zéro déchet ». Michaël Delafosse a rappelé que le CSR était une solution préconisée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). « Il nous faut continuer à mieux collecter les biodéchets comme le verre », a-t-il ajouté. Pour conclure sur les défis de la nouvelle mandature, comme l’augmentation de la population dans la ville, en moyenne 8 000 habitants par an, Nathalie Oziol a estimé que rien n’a été fait pour accueillir les gens ». Mohed Altrad a aussi jugé que la ville n’était pas à la hauteur des autres villes de taille similaire. Il propose de mieux gérer l’argent public en économisant 25 % de ce qu’il considère comme du « gaspillage ». Mickaël Delafosse s’engage à construire 1 000 nouveaux logements étudiants dans le secteur d’Agropolis et des logements pour seniors mais aussi le développement des BRS (bail réel et solidaire) qui ne permette à personne en logement sociaux d’accéder à la propriété ou encore poursuivre l’encadrement des loyers et la lutte contre Airbnb.
À quelques jours du second tour des municipales à Nice, Bruno Retailleau, le patron des LR, a déclenché une crise ouverte au sein de sa propre famille politique et du bloc central, en refusant de soutenir le maire sortant Christian Estrosi face à Éric Ciotti, allié du RN. Plus largement, le psychodrame azuréen fragilise l'accord national passé avec Horizons, mais révèle aussi les fractures d’une droite à la recherche de sa boussole stratégique pour 2027.
Qualifiée de justesse pour le second tour des municipales parisiennes avec 10,4 % des voix, la candidate Reconquête, Sarah Knafo, a finalement choisi de se retirer « pour Paris », sans toutefois donner de consigne de vote, mais « pour battre la gauche ». Une décision présentée comme un « choix de responsabilité », mais qui soulève autant de questions stratégiques que politiques.