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French Foreign Minister Jean-Noël Barrot speaks at the doorstep of the NATO foreign ministers' meeting at Sea U in Helsingborg, Sweden, Friday, May 22, 2026. (Johan Nilsson/TT News Agency via AP)/TT503/26142255063543/SWEDEN OUT; MANDATORY CREDIT/2605220908

« Les élections palestiniennes doivent impérativement se tenir », déclare le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot

Durant tout le mois de septembre, la France assure la présidence du Conseil de sécurité des nations unies. Cet après-midi, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot s’est exprimé au siège de l’ONU devant la presse. IA, sanctions contre l’ex-patronne de la chaîne d’Etat russe RT en France, élections palestiniennes, Ormuz… Le ministre aborde divers sujets internationaux.
Chiara Carbonnet

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« Puisque je me trouve devant vous, je veux d’ores et déjà me féliciter de la décision prise par l’Union européenne de sanctionner Xenia Fedorova, dans la lignée des sanctions de la France », commence Jean-Noël Barrot . En effet, le gouvernement français avait publié en juillet dernier un arrêté d’expulsion la visant. Ex-patronne de la chaîne RT, dont l’antenne a été interdite dans l’UE depuis mars 2022, elle vivait depuis plus de dix ans en France.

Convocation des géants de l’IA

Sur l’IA, « suite aux incidents qui se sont produits cet été avec la perte de contrôle de certains modèles qui se sont introduits dans les systèmes d’information technologique, la France a décidé de consacrer une réunion du Conseil de sécurité à ce sujet », explique Jean-Noël Barrot. Il convoquera les dirigeants des plus grandes entreprises d’intelligence artificielle comme Anthropic, Open IA et Hugging Face. « Ce sera la première fois que le Conseil se saisira des enjeux posés par le développement technologique de ces modèles », affirme le ministre, en rappelant que l’IA est un sujet qui commence réellement à inquiéter les concitoyens.

« La France insistera dans les semaines et les mois à venir sur l’organisation des élections palestiniennes »

Concernant Gaza, le ministre déplore le « cynisme des observateurs » sur le bilan de la déclaration de New York qui avait reconnu l’Etat de Palestine. Selon lui, cette déclaration a permis « d’ouvrir la voix à ce plan de paix, qui est certes imparfait, mais qui a mis fin à une situation insoutenable ». « Sans les efforts de la France aux côtés de l’Arabie saoudite, tout cela n’aurait pas été possible », poursuit-il. Il réaffirme le fait que cette solution à deux Etats reste « intacte » ainsi que la volonté d’atteindre cet objectif. « La France insistera dans les semaines et les mois à venir sur l’organisation des élections palestiniennes », conclut le ministre des affaires étrangères. Les élections législatives sont programmées pour le 28 novembre 2026 et « pour le premier trimestre 2027, les élections présidentielles doivent impérativement se tenir », insiste-t-il, pour la « dignité du peuple palestinien ».

Une « mission internationale prête à être déployée » pour débloquer Ormuz

Enfin, le ministre des affaires étrangères affirme avoir « préparé une mission internationale prête à se déployer dès que les conditions le permettront » pour que « la reprise du trafic soit la plus rapide possible ». Etant donné que ces épisodes seront de plus en plus fréquent, « nous avons pris les devant et travaillons avec nos partenaires européens et de la région (…), pour ouvrir de nouvelle routes commerciales qui ne puissent pas être prises en otage par des conflits qui ne sont les nôtres et auxquels nous n’avons aucune intention de participer ».

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