Mariani quitte les Républicains et rejoint le RN pour les Européennes
Une prise de choix pour le Rassemblement national (ex-FN), une défection supplémentaire pour Les Républicains (LR): l'ancien...

Mariani quitte les Républicains et rejoint le RN pour les Européennes

Une prise de choix pour le Rassemblement national (ex-FN), une défection supplémentaire pour Les Républicains (LR): l'ancien...
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Par Baptiste PACE

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Une prise de choix pour le Rassemblement national (ex-FN), une défection supplémentaire pour Les Républicains (LR): l'ancien ministre Thierry Mariani a mis fin à un long feuilleton en rejoignant la liste du parti d'extrême droite pour les élections européennes, en compagnie de l'ex-député LR Jean-Paul Garraud.

"On rejoint la liste du RN avec Jean-Paul Garraud parce qu'aujourd'hui, c'est celle qui correspond le plus à nos convictions pour changer l'Europe", a déclaré à l'AFP l'ancien ministre des Transports de Nicolas Sarkozy, premier ex-membre d'un gouvernement à rejoindre le parti de Marine Le Pen.

"Chez Les Républicains, on est dans une impasse stratégique avec une absence de liste claire", a estimé M. Mariani, qui quitte le parti qu'il représenta pour la première fois à l'Assemblée en 1993.

"Il est allé vers celui qui lui offrait un mandat parlementaire", a réagi l'entourage du président de LR Laurent Wauquiez, jugeant que M. Mariani "était devenu, dans la suite de son échec aux législatives, un homme aux positions isolées, à la marge du parti, sans mandat ni aucune responsabilité chez les Républicains".

Co-fondateur, avec M. Garraud, du courant La Droite populaire situé à la droite du parti, Thierry Mariani fut député du Vaucluse (1993-2010), secrétaire d’Etat puis ministre des Transports de Nicolas Sarkozy (2010-2012), et député des Français de l’étranger (2012-2017) dans une vaste circonscription comprenant notamment la Russie, dont il est un fervent défenseur. Il avait été battu par une candidate de La République en marche, Anne Genetet, aux législatives de 2017.

- "Sauvegarde alimentaire" -

"Mariani, c'est une sauvegarde alimentaire". "Il a toujours été nourri par le parti", expliquait récemment à l'AFP un élu LR provencal qui décrit néanmoins un responsable politique "qui ne manque pas de talent".

Marine Le Pen lui avait proposé au printemps 2018 une place éligible sur sa liste aux européennes. M. Mariani avait également manifesté de l'intérêt pour la démarche du président de Debout la France (DLF) Nicolas Dupont-Aignan qui, bien qu'ayant rejoint Mme Le Pen entre les deux tours de la présidentielle, mènera sa propre liste le 26 mai.

Magistrat, ex-député UMP (devenue LR) de Gironde, Jean-Paul Garraud a également annoncé son départ de LR. "J’ai soutenu sans faillir et jusqu’au bout, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Fillon". Mais "finalement, le RPR d’hier, c’est le RN d’aujourd’hui et j’en tire donc les conséquences en restant fidèle à nos idées", a-t-il expliqué sur Facebook.

L'annonce de M. Mariani met un terme à un feuilleton d'un an, alors que Marine Le Pen doit dévoiler dimanche à Paris les premiers noms de sa liste pour les européennes, qui sera conduite par le porte-parole du RN Jordan Bardella.

Les Républicains enregistrent quant à eux un nouveau départ, tiraillés entre les élus attirés par le RN comme MM. Garraud et Mariani et ceux au contraire favorables au discours européen d'Emmanuel Macron, tel l'ancien Premier ministre Alain Juppé.

En difficulté dans les sondages pour cette élection, le parti de M. Wauquiez n'a pas encore désigné sa tête de liste. Circule notamment l'hypothèse du professeur de philosophie et élu de Versailles François-Xavier Bellamy, mais qui n'a pas la faveur du président du Sénat Gérard Larcher.

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