« C’est un mouvement social qui est une sorte de bilan de mandat », affirme la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier. Avant la grève et la manifestation du 5 novembre, Marine Tondelier présente le mouvement contre la vie chère comme la conséquence de la présidence d’Emmanuel Macron. « Emmanuel Macron finit son mandat comme il a gouverné, c’est-à-dire seul contre tous », tacle l’écologiste.
« J’ai l’impression qu’ils veulent qu’on manifeste là où personne ne nous voit, bientôt on va aller en Seine-et-Marne »
Alors que le ministre de l’intérieur, Laurent Nunez, a qualifié la journée du 5 novembre de « sensible », Marine Tondelier dénonce les entraves au droit de manifester depuis les événements du 17 octobre. « La liberté de manifester est un droit fondamental, on peut avoir des aménagements, mais je ne les ai pas toujours compris car ils s’improvisent à la dernière minute », regrette Marine Tondelier.
Après plusieurs changements de parcours pour la manifestation du 31 octobre, le cortège a finalement défilé entre porte de Bagnolet et porte de Charenton, loin des tracés habituels. « J’ai l’impression qu’ils veulent qu’on manifeste là où personne ne nous voit, bientôt on va aller en Seine-et-Marne », ironise la secrétaire nationale des écologistes. Le parcours de la manifestation du 5 novembre a également suscité quelques remous puisque les organisateurs avaient initialement déclaré un cortège entre la place de la Bastille et la place de la Concorde, en face de l’Assemblée nationale. Le tribunal administratif de Paris a finalement validé le parcours proposé par la préfecture entre la place de la Bastille et la place de la Nation. Si Marine Tondelier regrette les violences qui ont pu toucher les commerçants, l’écologiste regrette la volonté d’invisibiliser les manifestants. « J’ai l’impression qu’on parle plus du parcours que de Parcoursup », déplore la candidate à l’élection présidentielle.