Sénatoriales 2026 : comment évolue la répartition entre les groupes à l’issue des élections

Sénatoriales 2026 : découvrez les équilibres politiques du Sénat à l’issue des élections

Les équilibres à la Haute assemblée ne ressortent pas bouleversés au soir des élections sénatoriales, qui ont remis en jeu la moitié des sièges. La majorité sénatoriale de droite et du centre s’effrite, la gauche se maintient un peu mieux. Le fait majeur reste l’émergence d’une groupe Rassemblement national d’au minimum 14 sièges.
Guillaume Jacquot

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Il ne s’agit que d’une projection établie sur la base des résultats bruts et du profil des candidats élus ce 27 septembre, qu’il s’agisse de leur appartenance partisane ou d’éventuelles déclarations. Elle a une valeur indicative, car les groupes ont jusqu’au 5 octobre pour présenter la liste de leurs membres. Des négociations et des tractations vont avoir lieu dans les jours à venir. A l’heure où nous écrivons ces lignes, quatre sénateurs n’ont pas été proclamés officiellement et nous étions en attente des résultats de Guyane, de Saint-Martin et de la Polynésie française.

Selon notre projection établie à 21h30, la majorité sénatoriale de droite et du centre reste largement la première force politique au palais du Luxembourg. Le groupe LR est attendu entre 124 et 126 sénateurs, soit une perte d’une demi-douzaine de sièges par rapport à la veille des élections (131 sénateurs). L’Union centriste pourrait être assurée d’obtenir 56 à 58 sénateurs, c’est à cette heure moins bien que les 59 sénateurs recensés avant le 27 septembre.

Dans les groupes de l’arc central, le RDPI (Rassemblement des démocrates progressistes et indépendants), composés de sénateurs Renaissance et surtout de sénateurs des territoires ultramarins, disposerait de 15 à 17 sénateurs, potentiellement moins que son effectif de 19 membres avant dimanche. Le RDSE (Rassemblement démocratique sociale et européen), où siègent des radicaux de droite et de gauche, est attendu entre 13 et 15 membres. Ils étaient 17 officiellement avant le renouvellement. Les Indépendants, où siègent la plupart des sénateurs Horizons du Sénat, seraient stables, autour de 20 sénateurs.

A gauche, le Parti socialiste pourrait au mieux compter sur un effectif inchangé, entre 63 et 65 sénateurs. Parti de 16, les écologistes pourraient retomber entre 13 et 15. Le CRCE-K (communiste, républicain, citoyen et écologiste – Kanaky) devrait rester à 18 sénateurs, soit progresser à 20 membres s’il accueillait les deux sénateurs de la France insoumise, élus ce soir.

Les sénateurs élus sous l’étiquette Rassemblement national, UDR (Union des droites pour la République) ou encore extrême droite devraient au minimum 14. Des débauchages ne sont pas à exclure. Ils n’étaient que 4 auparavant, siégeant chez les non-inscrits.

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