Qui pour succéder à Manuel Valls comme député de l'Essonne ? Le premier tour de la législative partielle se tient dimanche sous l'ombre de l'ex...
Succession de Valls en Essonne: premier tour de la législative dimanche
Qui pour succéder à Manuel Valls comme député de l'Essonne ? Le premier tour de la législative partielle se tient dimanche sous l'ombre de l'ex...
Par Marie DHUMIERES et Alexandra DEL PERAL
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Qui pour succéder à Manuel Valls comme député de l'Essonne ? Le premier tour de la législative partielle se tient dimanche sous l'ombre de l'ex-Premier ministre, avec pour favoris un de ses fidèles, et l'adversaire Insoumise qu'il avait battue sur le fil en 2017.
Les deux favoris des onze candidats sont Francis Chouat (sans étiquette, soutenu par LREM), maire d'Evry et bras droit historique de Manuel Valls, et Farida Amrani (La France insoumise), qui se présente avec un esprit de revanche après sa courte défaite (139 voix d'écart) face à l'ancien Premier ministre aux législatives de juin 2017.
Manuel Valls, qui a démissionné début octobre et annoncé sa candidature à la mairie de Barcelone, avait été accusé de fraude par son adversaire (la plainte a finalement été classée sans suite) à l'issue d'un scrutin très tendu. L'ancien Premier ministre avait revendiqué la victoire dans une ambiance houleuse et sous les cris de "tricheur, tricheur" des militants Insoumis. Lui avait dénoncé une "campagne de haine".
Si les deux camps assurent qu'ils ne veulent pas rejouer 2017, le climat reste pesant. "On a tous en tête les images violentes" du soir des résultats, affirme-t-on dans l'entourage de Chouat, pour qui "il y a un front démocratique contre la candidature populiste de Mme Amrani".
L'élu, maire d'Evry depuis 2012, est soutenu par LREM dont la priorité assumée est de faire barrage à LFI. Les cinq autres maires de la circonscription partagent cet objectif.
"Depuis que Valls est parti, il y a son modèle réduit", a jugé Jean-Luc Mélenchon, lors d'un meeting à Corbeil-Essonnes jeudi soir. Le parti a mobilisé ses troupes pour la campagne: François Ruffin, Danièle Obono, Adrien Quatennens, étaient aussi venir soutenir Amrani, 42 ans.
Car pour LFI, l'élection devrait servir de test après l'épisode des perquisitions au siège de la France insoumise et au domicile de M. Mélenchon, qui s'estime victime de "persécution politique".
L'élection d'Amrani serait "un événement politique national" et ferait mentir ceux "ceux qui croyaient qu'il suffisait de m'accabler, de me perquisitionner, m'humilier", a dit Mélenchon.
"Nous venons chercher ici le 18e député de La France insoumise", a assené le chef de LFI jeudi soir. "Nous en avons besoin", "plutôt qu'un robot de plus de LREM".
Francis Chouat, 70 ans, ex-socialiste, ne dit pas où il souhaiterait siéger s'il est élu. "J'irai là où je serai le plus utile", avait-il dit en déclarant sa candidature, précisant vouloir "la réussite" du président de la République.
Comme Valls, qui avait rejoint le groupe LREM à l'Assemblée, Chouat avait soutenu Emmanuel Macron dès le premier tour lors de la présidentielle.
- "Multiples inconnues" -
Selon le directeur adjoint de l'Ifop, Frédéric Dabi, cette élection est à "multiples inconnues". "Toutes les enquêtes montent l'effondrement de Mélenchon" dans l'opinion publique, dit-il. Mais LFI peut espérer "capitaliser sur le mécontentement du gouvernement" et de Macron, qui a dévissé dans les sondages.
Sans effet Macron ou Mélenchon comme après la présidentielle de 2017, "le contexte n'est plus du tout le même" et l'enjeu principal sera de l'avis de tous la participation, traditionnellement très faible lors des élections partielles, et déjà basse dans cette circonscription populaire lors de la législative de 2017.
Farida Amrani à Evry dans le sud de Paris le 19 juin 2017, au lendemain du second tour des élections législatives
AFP/Archives
"Une voix égale une voix, on l'a vu la dernière fois. On va les arracher une à une", promet Amrani, persuadée que les électeurs veulent "tourner la page Valls", et qui a multiplié les porte-à-porte pour "informer" de la tenue de l'élection.
"En face, ils visent l'abstention la plus haute possible parce que ça les arrange", soutient-elle. Le risque, "c'est que les gens se disent +on s'est déjà débarrassé de Valls, à quoi ça sert?+", complète Manuel Bompard, coordinateur des campagnes de LFI.
Amrani, qui avait un temps espéré rassembler à gauche, se retrouvera dimanche face à l'écologiste Eva Sas pour le Parti socialiste et Europe Ecologie-les Verts, et au communiste Michel Nouaille pour le PCF et Génération(s). Si ces derniers la soutiendront en cas de qualification au second tour prévu le 25 novembre, le PS et EELV devraient rester sur une posture du "ni-ni".
Les élections municipales qui auront lieues le 15 et 22 mars prochains seront pour certains la première occasion de voter. Invitée dans l’émission Dialogue Citoyen, Albane, étudiante en droit et philosophie, témoigne de l’importance pour elle de voter, une exception chez les 18-25 ans qui n’étaient que 30% à s’être déplacés lors des dernières élections municipales. Une élection organisée juste avant la période de confinement.
Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.
Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.
Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.