C’est l’information principale de la soirée pour les élections sénatoriales 2026 : la création du premier groupe RN de l’histoire du Sénat. Avec 11 sénateurs élus, dont 2 de l’allié UDR, l’extrême droite peut former un groupe de 14 sénateurs. Une première historique.
« Nous sommes ravis et extrêmement enthousiastes de ces résultats, qui marquent une étape supplémentaire dans l’enracinement du RN dans notre pays », a réagi depuis la Seyne-sur-Mer, dans le Var, le président du RN, Jordan Bardella, qui se réjouit « que le RN, pour la première fois, face son entrée au Sénat ».
« C’est évidemment une étape supplémentaire dans ce qui est une période de campagne électorale pour l’élection présidentielle et l’élection de Marine Le Pen dans quelques mois », ajoute le député européen, ajoutant que « le RN a vocation à être le grand parti des territoires de demain ».
« Nous ferons aussi un gouvernement d’ouverture »
Dans le cas du Var, où le RN fait deux sièges, alors qu’on en attendait plutôt un, il souligne que « beaucoup d’élus divers droite, voire LR, ont voté pour la liste de Frank Giletti », le candidat RN. Une capacité à aller chercher au-delà de son socle que le RN a répété dans d’autres départements. Pointant des « LR (qui) ne savent plus où ils habitent » et rappelant que Bruno Retailleau a été ministre de l’Intérieur d’Emmanuel Macron, Jordan Bardella « souhaite qu’on puisse tendre la main aux patriotes sincères des LR pour les appeler à venir travailler à nos côtés, dans la mesure où Bruno Retailleau finira très certainement par se retirer pour Édouard Philippe ».
Si Marine Le Pen est élue et que lui-même est nommé à Matignon, comme annoncé, Jordan Bardella affirme déjà que cette main tendue se retrouvera dans la composition de l’exécutif. « Nous ferons aussi un gouvernement d’ouverture », en cas de victoire, prévient le président du RN. Si les sénatoriales sont décorrélées de la présidentielle, le RN entend faire de l’arrivée de ce groupe un symbole de plus dans sa conquête de l’Elysée.