Ce 29 septembre est une journée chargée sur le plan des mobilisations sociales. De la part des fonctionnaires d’abord. L’intersyndicale des agents de la fonction publique manifeste ce mardi contre le recul de leur pouvoir d’achat. Dans son projet de budget pour 2027, le Premier ministre a annoncé début septembre le gel du point d’indice pour les fonctionnaires. En protestation, la CGT, FO, la CFDT, UNSA, la FSU, Solidaires, CFE-CGC et la FA-FP ont appelé à la mobilisation. 170 manifestations sont prévues dans tout le pays. Le mot d’ordre : revalorisation des salaires et des « moyens budgétaires à la hauteur » des missions des services publics. Pour rappel, le point d’indice a été revalorisé de 3,5 % en 2022 et de 1,5 % en 2023. En parallèle, l’inflation cumulée depuis 2017, selon l’Insee, aura atteint 24,17 % à la fin 2026. Le cortège parisien partira à 14 heures de la place de la République jusqu’à la place de la Nation.
5 000 à 10 000 pompiers attendus
A ce cortège, se joindront les pompiers, qui manifestent eux aussi pour une hausse de leurs moyens, après un été marqué par des incendies d’une ampleur inédite. 5 000 à 10 000 pompiers sont attendus par les autorités. Du côté des syndicats de fonctionnaires, la CGT a promis une « journée noire » dans la fonction publique, avec 20 000 à 40 000 manifestants attendus. Chez les professeurs des écoles, le Snuipp-FSU s’attend à 40 % de grévistes ce mardi.
Le blocage des lycées s’étend
En parallèle des mobilisations des fonctionnaires, les lycéens continuent leurs blocages. Depuis la semaine dernière, plusieurs lycées franciliens sont bloqués pour demander une hausse des moyens, un meilleur remplacement des professeurs, des classes moins chargées. A l’appel de l’Union syndicale lycéenne (USL), le mouvement s’est étendu et a gagné des établissements dans d’autres régions, comme à Lille, Marseille, Bordeaux, Lyon ou Rennes. A 8 heures ce matin, le rectorat de Paris annonçait que « moins d’une dizaine » d’établissements était concernée, sur les quatre-vingt-dix établissements de la capitale. Plusieurs établissements de l’enseignement supérieur ont rejoint le mouvement, comme les universités Lyon II, Toulouse 2 et 3, l’université de Clermont-Ferrand, celle de Poitiers.
Hier, quelques rassemblements ont dégénéré, occasionnant des violences. Ce matin, la préfecture du Nord a indiqué que « quatre interpellations » avaient eu lieu ce matin. En Île-de-France, ce sont « 75 établissements [qui] sont perturbés, dont 20 [qui] ont été le théâtre d’affrontements, de violences ou de dégradations », a annoncé la région. Elle a estimé les dégâts à 200 000 euros.