Regain de violences à Mayotte : « Si le quotidien des Mahorais ne s’améliore pas, on va se retrouver dans une impasse »

Regain de violences à Mayotte : « Si le quotidien des Mahorais ne s’améliore pas, on va se retrouver dans une impasse »

Les élus mahorais ont fait fermer écoles et administrations ce jeudi 15 septembre pour dénoncer les violences qui embrasent leur archipel depuis plusieurs jours. Gérald Darmanin avait évoqué en août un nouveau durcissement du droit du sol sur ce territoire en proie à une très forte pression migratoire. Bien qu’étant à l’origine d’une première modification des conditions d’acquisition de la nationalité française sur l’île, le sénateur Thani Mohamed Soilihi appelle à examiner d’autres pistes de réflexion.
Romain David

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Le 101e département de France est paralysé. Les élus de l’archipel de Mayotte ont lancé ce jeudi 15 septembre une opération « île morte » pour dénoncer la nouvelle vague de violences qui agite depuis plusieurs jours ce petit territoire de l’océan Indien, régulièrement frappé par des problèmes sécuritaires. Ecoles primaires et administrations locales (mairies, conseil départemental, centre communal d’action sociale, etc.) resteront fermées « jusqu’à nouvel ordre », précise un communiqué de l’Association des Maires de Mayotte (AMM). « Depuis quelques jours, notre île est confrontée à une situation de violences, d’agressions, de tentatives de meurtre, de caillassage de transports scolaires, d’une gravité inédite. Nous avons à faire face à des meurtriers, des criminels qui veulent attenter à nos vies », écrivent les élus. « Tout reviendra à la normale dès que la situation sera apaisée et des solutions structurelles trouvées pour que la paix, la sécurité, la sérénité et la tranquillité publique reviennent sur notre beau département. Nous avons aussi droit à une vie normale à Mayotte. » En parallèle, le Centre hospitalier de l’archipel a déclenché son plan blanc de gestion des tensions hospitalières et situations sanitaires exceptionnelles, rapporte la chaîne Mayotte la 1ère.

Dans la matinée, les élus locaux se sont retrouvés avec le préfet, une réunion de 4 heures durant laquelle ils ont exprimé leur ras-le-bol, celui de la population et l’attente d’une réponse efficiente. « En face, le préfet nous a expliqué que la recrudescence des violences était liée à l’intensification de la traque des délinquants et des personnes sans-papiers. Il nous demande de ne pas baisser les bras, de ne pas reculer dans un moment crucial », rapporte auprès de Public Sénat le sénateur RDPI (Renaissance) Thani Mohamed Soilihi. « C’est un discours compréhensible, qui a été entendu. Mais dans l’immédiat, si le quotidien des Mahorais ne s’améliore pas, on va se retrouver dans une impasse », relève l’élu.

La teneur des discussions laissait espérer en milieu de journée « une suspension provisoire » de l’opération « île morte », mais selon une information relayée par le journal en ligne Mayotte hebo elle devrait être reconduite ce vendredi. « Une journée de mobilisation pour montrer que Mayotte ne veut pas de l’insécurité, je trouve ça très bien, mais Mayotte qui abandonne ses enfants aux mains des délinquants, attention ! », avait averti le préfet Thierry Suquet dans un entretien à Kwezi TV, alors que les maires ont demandé au Conseil départemental la suspension du ramassage scolaire, essentiel sur un territoire – le seul de France – qui ne dispose d’aucun réseau de transports publics.

Pression migratoire

« Il est difficile pour le citoyen de comprendre l’origine de cette violence extrême ces derniers jours. Il y a eu, d’une part, de vives réactions aux destructions par la préfecture de bidonvilles occupés par des clandestins comoriens, ce que l’on appelle les ‘décasages’. Et d’autre part, des bandes de jeunes qui sévissent dans la banlieue de Mamoudzou et qui s’en prennent aux bus scolaires et aux forces de l’ordre », rapporte Thani Mohamed Soilihi. La presse locale fait état ce jeudi d’échauffourées à Koungou et Majicavo, au nord du chef-lieu, mais aussi à Pamandzi, sur l’île de Petite-Terre.

« Je suis allé à Mayotte en 2016 et en 2017, le climat de violences y a très fortement augmenté ces dernières années », rapporte auprès de Public Sénat le sénateur LR François-Noël Buffet, président de la commission des lois et également co-auteur d’un rapport d’information sur la sécurité de l’île, publié en octobre dernier. L’immigration issue de l’archipel des Comores, à seulement une centaine de kilomètres des côtes mahoraises, est considérée comme un important facteur de déstabilisation structurelle pour ce territoire ultramarin. Mayotte possède l’une des densités démographiques les plus importantes de France, avec près de 700 personnes au km2. Un habitant sur deux est d’origine étrangère, indique une étude de l’Insee publiée en 2017.

Conséquence de cet afflux migratoire : l’important rajeunissement de la population, la moitié des Mahorais ayant moins de 18 ans, et un tiers moins de 10 ans. Aujourd’hui, le marché du travail n’est plus capable d’absorber cette population, tandis que les services publics sont complément pris de court, explique François-Noël Buffet. « C’est une jeune population complètement désœuvrée. Les trafics se sont multipliés à l’échelle d’un territoire minuscule : les écoles sont saturées, la police est débordée, la justice sous l’eau… »

» Lire notre article - Le rattachement des Outre-mer au ministère de l’Intérieur interroge sur les intentions de l’exécutif

Vers une nouvelle modification du droit du sol ?

En déplacement sur l’île cet été, Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, a évoqué la possibilité de durcir le droit du sol, qui tombe déjà sous le coup d’un aménagement spécifique à Mayotte, à l’initiative d’un texte porté par le sénateur Thani Mohamed Soilihi en 2018. Un enfant né de parents étrangers sur l’île n’obtient la nationalité française que si l’un de ses parents réside en France de manière régulière et ininterrompue depuis plus de trois mois au moment de sa naissance. Cette disposition, en rupture avec ce qui est appliqué sur le reste du territoire national, est censée agir comme repoussoir sur les mères comoriennes qui franchissent le bras de mer pour venir accoucher sur l’île. Désormais, le locataire de la place Beauvau souhaiterait voir passer ce délai à douze mois. La modification pourrait être intégrée au nouveau projet de loi sur l’immigration, attendu d’ici la fin de l’automne. « Un an, c’est un minimum », estime François-Noël Buffet. « Cela fait partie des idées qu’il faut à tout prix faire passer. Si on n’arrive pas à contenir l’immigration sur l’île – je ne pense pas que l’on puisse la stopper – on n’y arrivera pas ! ».

La nécessité de développer « une approche multifactorielle »

Une piste rejetée par plusieurs associations, comme La Cimade et Médecins du monde qui viennent en aide aux sans-papiers en France, et qui se sont fendus d’un communiqué commun début septembre : « Nous condamnons fermement et alertons sur la dangerosité d’un discours qui infuse et assume l’amalgame entre immigration et délinquance, discours porté tout au long de la visite des ministres. L’apaisement du climat social délétère doit passer par une politique d’envergure favorisant le vivre ensemble. » Par ailleurs, certains élus réclament aussi un audit des mesures déjà déployées ces dernières années, « pour savoir sur quoi on pourrait encore s’appuyer », explique Thani Mohamed Soilihi. « J’étais à l’initiative de l’aménagement du droit du sol, je ne vais pas dire qu’il ne faut pas encore l’intensifier, mais il ne faudrait pas non plus faire croire aux Mahorais que cette seule solution pourrait suffire », souligne-t-il.

« Être très ferme sur l’immigration n’empêche pas d’avoir une approche multifactorielle », pointe François-Noël Buffet. Parmi les pistes évoquées : relancer un accord de coopération avec les Comores et mettre en place un grand plan de développement économique et social qui pourrait passer par le tourisme et les activités maritimes, l’archipel pouvant servir de point de relais entre le golfe persique et le sud du continent africain. Sur l’angle sécuritaire, Gérald Darmanin avait aussi évoqué lors de son déplacement l’ouverture de centres éducatifs pilotés par des militaires. « Je sais que cette proposition a fait bondir en métropole [le LFI Bastien Lachaud l’a notamment comparé à un retour au bagne, ndlr], mais elle fait plutôt l’unanimité ici », glisse Thani Mohamed Soilihi. Il y voit une forme d’extension au Service militaire adapté (SMA) pour les jeunes ultramarins, un dispositif lancé en 1961 et qui permet aux jeunes des Outre-mer en décrochage scolaire d’acquérir une formation professionnelle.

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Le deal implique l’achat « à vie » par le fonds de 13 % du capital d’une nouvelle société à peine créée, la LFP Media, filiale de la Ligue en charge de commercialiser les droits TV, ainsi que de la gestion du marketing et de la publicité. En échange, CVC Capital partners a versé 1,5 milliard d’euros à une Ligue exsangue à la sortie du covid, à la recherche de liquidités. Parmi ce 1,5 milliard, 1,130 a été réparti entre les clubs, de manière inégale en fonction du prestige de chacun. Le PSG a ainsi touché 200 millions d’euros, quand les clubs de Ligue 2 ont touché 3 millions d’euros. Cette vente est très contestée par certains, comme l’ancien patron de l’Olympique de Marseille (OM) Christophe Bouchet. Il affirme qu’elle est déséquilibrée en faveur de CVC. Une enquête du Parquet national financier (PNF) a d’ailleurs été ouverte à ce sujet, notamment pour « détournement de fonds publics ». Une autre procédure judiciaire vise cet accord : celle du club du Havre, qui s’estime floué dans l’accord, car il n’a touché d’1,5 million d’euros. L’arrivée de CVC au capital de LFP Media est intervenue en pleine crise pour la LFP. En 2020, pendant la pandémie, les matches en France ont été arrêtés un temps, avant de reprendre à huis clos. Puis Mediapro, diffuseur de la Ligue, a fait défaut, engendrant une chute de près de 50 % pour les droits TV du football français. Vincent Labrune, président de la Ligue, avait chiffré la perte pour les clubs à 1,8 milliard d’euros depuis 2019. C’est dire si en 2022 ces derniers étaient aux abois et cherchaient une solution. « Le football français ne vit-il pas au-dessus de ses moyens ? » C’est une tâche ardue que d’enquêter sur cette chronologie, qui implique de multiples acteurs, jusqu’à l’Elysée ont dit certains, mais les sénateurs s’y sont attelés avec minutie. C’est qu’en 2022, la Chambre haute avait adopté un texte de loi autorisant la Ligue à créer sa filiale commerciale, ensuite cédée en partie à CVC, à condition qu’elle conserve 80 % de son capital. Les auditions sénatoriales interviennent également à un moment clé de l’accord : à la saison prochaine, le fonds d’investissement commencera à percevoir ses dividendes, en plus de ceux qui avaient été reportés dans le temps. Ce sont 105 millions d’euros qu’il devrait percevoir au titre de dividendes différés, précise Laurent Lafon en début d’audition. « Le football français ne vit-il pas au-dessus de ses moyens ? », interroge-t-il. Une belle entrée en matière. Il faut dire que les complexités du dossier sont bien maîtrisées par les sénateurs. Cette table ronde est la huitième audition publique de la commission d’enquête, qui a déjà entendu toute une série d’acteurs, de l’ancienne ministre des Sports Roxana Maracineanu à Jaume Rourès, patron de Mediapro. La table ronde de ce jeudi débute cependant dans une certaine tension. En effet, Michel Savin ouvre le bal des questions en expliquant que les présidents de clubs auditionnés ont eux-mêmes sollicité leur audition, par l’envoi de courriers « presque identiques ». « Les courriers que nous avons reçus semblent être une démarche concertée », interroge le rapporteur, « avez-vous participé à du media training en préparation de cette audition ? ». « Pas besoin », lui répond-on en face. Dans leur réponse, les patrons des clubs se défendent de toute opération de séduction concertée. « L’émotion a été forte [quand on a vu cette commission d’enquête se créer] », a expliqué Joseph Oughourlian, président du RC Lens. Olivier Letang (LOSC) parle de l’inquiétude d’un « procès à charge » contre les présidents de club. Surtout, ce qui les a fâchés, ce sont les auditions de Christophe Bouchet, ancien patron de l’OM, et auteur de Main basse sur l’argent du foot français, où il dénonce l’accord passé avec CVC, ainsi que de Jean-Michel Roussier, président du Havre Athletic Club (HAC), qui a dénoncé devant la justice la somme perçue par son club dans le cadre du deal. L’un est décrit comme une personne « qui était aux affaires mais qui ne l’est plus depuis 20 ans, on peut imaginer qu’il n’est plus vraiment au fait de ce qu’est un club », l’autre de « président de chaînes qui ont toutes fait faillite ». Le ton était donné. Accord avec Mediapro : « Ce n’était pas une bonne idée » Premier sujet abordé par Michel Savin et Laurent Lafon : les enseignements tirés du retrait de Mediapro de l’accord qu’il avait avec la Ligue. En 2021, après la défaillance de ce dernier, la Ligue avait été contrainte de vendre ses droits in extremis à Canal + à prix cassé. Quelques mois plus tard, c’est Amazon qui récupère 80 % de la Ligue 1, au détriment de Canal +, qui ne garde que deux matches de L1. Au total, la LFP, qui espérait toucher un milliard par an de la part de Mediapro, se retrouve avec 663 millions d’euros. Les présidents de clubs ont tous fait valoir la difficulté de la période. L’arrêt des championnats, le covid, a porté un coup conséquent aux clubs. « La Ligue 1 a particulièrement souffert par rapport à la Ligue 2 », explique Jean-Pierre Caillot, à cause des salaires des joueurs, qui sont faramineux en Ligue 1, et qui ne peuvent pas être couverts par les aides mises en place par l’Etat à l’époque. « Les clubs ne pouvaient même pas ouvrir de compte bancaire », se souvient Maarten Petermann. Ce dernier interroge la crédibilité de Mediapro dès le départ, alors qu’un deal similaire à celui de la France avait été refusé en Italie. Joseph Oughourlian le qualifie « d’erreur », bien qu’il ne fût pas présent au moment de sa conclusion. « Je ne les connais que trop bien », explique-t-il, « je connais très bien leur réputation en Espagne. Donner 80 % de vos droits à un groupe qui n’a pas bonne réputation, qui ne vous donne pas les garanties financières, et qui n’est pas solide financièrement, ce n’était pas une bonne idée ». Accord avec CVC : « Une nouvelle inespérée » Les présidents de club ont tous, à l’unanimité, défendu l’accord passé avec CVC, dans une période de grande détresse. Le patron du RC Lens a défendu un « cercle vertueux » : « Le prix dans notre métier détermine le produit : si on a plus d’argent pour les droits, on investit, on est meilleurs, les gens regardent. C’est ce qu’il s’est passé en Angleterre avec Sky. C’est ça le deal avec CVC ». Les présidents en sont convaincus, malgré les garanties de protection que CVC a incluses au contrat, qui inquiètent les sénateurs, cet accord n’est pas une sortie de crise négociée à la va-vite par des clubs aux abois. Balayées aussi les accusations de pression auprès des présidents de clubs réticents à l’accord à l’époque de son vote. « Personne n’avait un revolver sur la tempe pour signer, tout le monde a pensé à l’intérêt général », a assuré Jean-Pierre Caillot. « Quand CVC vient mettre 1,5 milliard sur la table pour les clients français, c’est une nouvelle inespérée », s’est enthousiasmé Joseph Oughourlian. Ce dernier dénonce le manque d’investissements des sociétés nationales dans le football français. « On ne regarde pas avec bienveillance le foot », a-t-il regretté. Ils ont tous par ailleurs défendu la répartition inégale entre les clubs des fonds apportés par Mediapro. « Nous avons fait le choix de l’élitisme : nous espérons un ruissellement vers l’ensemble des clubs dans le cas où le plan proposé réussirait », a expliqué Jean-Michel Aulas. L’incertitude demeure entière sur l’attribution des droits 2024-2029 Autre sujet ultrasensible abordé par les sénateurs de la commission d’enquête : la valorisation des droits TV du football français pour la saison à venir. Alors que les négociations pour les droits sur la période 2024-2029 sont en cours, ce point est crucial. Dans le plan d’affaires prévisionnel présenté à CVC en 2022, la LFP a chiffré la valeur de ses droits à 863 millions d’euros. Les chiffres récemment ébruités dans la presse font plutôt écho d’une valeur aux alentours de 500 millions. Alors que les sénateurs interrogeaient les présidents sur cet écart, la situation s’est tendue. « C’est le marché », a répondu Jean-Michel Aulas, « CVC n’était pas seul à évaluer le foot français de cette manière à l’époque. La complexité de la valorisation n’est pas liée uniquement aux nombres d’abonnés, il y a aussi la technologie. Le plan d’affaires de CVC était et est rationnel dans son approche. A l’époque, je n’imaginais pas un instant que nous ayons fait une erreur d’évaluation ». Le patron du Stade de Reims s’est agacé : « Vous êtes en train de parler des droits TV en fonction de ce que vous lisez dans les journaux, mais ils ne sont pas fixés ». Pour le président du RC Lens, cette apparente survalorisation n’a rien d’étonnant : « Quand on vend ses affaires à quelqu’un, on fait des plans ambitieux. Nous, on a fait une bonne affaire ». Le même a aussi asséné : « Je trouve paradoxal de venir regarder le prix du deal avec CVC comme si on venait regarder le prix du sucre ou du lait, en demandant si vous avez payé le bon prix. Ça ne marche pas comme ça dans ce métier ». Il a été immédiatement rappelé à l’ordre par Laurent Lafon, le président de la commission d’enquête et de la commission de la culture du Sénat. « La ligue est une émanation de la Fédération française de football, qui elle-même descend du ministère des Sports, ce que vous faites est lié avec l’Etat il est normal, en tant que parlementaires, que l’on vous interroge sur ce que vous en faites. La question sur la somme et l’engagement pris il y a deux ans est légitime, alors que le président de la Ligue a dit qu’il y aurait maximum 500 millions », a-t-il répondu. La tension de cet échange traduit le caractère stratégique de l’enjeu de la valorisation des droits TV de la Ligue 1. Alors que les négociations avec Canal + sont à un point d’arrêt, la LFP a fait part de sa volonté de créer une chaîne pour diffuser tous les matches de Ligue 1. L’espoir pour les présidents de revenir sur la « confusion » créée lors de la dernière attribution, qui a vu l’éparpillement des diffuseurs.

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