De la "basket" gauche à l'aile droite, les quelque 300 députés LREM, qui fêtent lundi leur un an, se répartissent en un large spectre. De...
Les sept familles LREM à l’Assemblée
De la "basket" gauche à l'aile droite, les quelque 300 députés LREM, qui fêtent lundi leur un an, se répartissent en un large spectre. De...
Par Anne Pascale REBOUL
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
De la "basket" gauche à l'aile droite, les quelque 300 députés LREM, qui fêtent lundi leur un an, se répartissent en un large spectre. De tribunes en amendements qui se multiplient, chacun s'affirme, sans aller jusqu'à fronder. Voici sept familles qu'a distinguées l'AFP.
- Les indignés
Ils sont apparus au grand jour lors de l'examen en avril du texte asile-immigration - 15 abstentions, un vote contre, Jean-Michel Clément, en retrait depuis du groupe. Et sont revenus à la charge cette semaine sur les migrants de l'Aquarius. Ces femmes pour l'essentiel, Sonia Krimi, Martine Wonner, Sandrine Mörch et encore Delphine Bagarry, ont un passé politique à gauche, des engagements associatifs ou des professions liées à la santé. Ces députées dans "l'émotion", selon le groupe LREM, flirtent parfois avec la ligne rouge.
- La "jambe gauche"
La présidente LREM de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, Brigitte Bourguignon, issue du Parti socialiste, le 4 juillet 2017 à Paris
AFP/Archives
Brigitte Bourguignon, ex-socialiste ralliée à En Marche, a tôt demandé à l'exécutif des "signes" plus à gauche. A la tête de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, cette élue du Pas-de-Calais a fédéré quelques "marcheurs", dont des anciens PS, autour d'un "pôle". Elle voit "le projet social" du gouvernement "arriver vraiment maintenant" et entend continuer à peser de l'intérieur.
- "Macron boys"
Les fondateurs de "Jeunes Avec Macron", Sacha Houlié, Jean Gaborit, Florian Humez et Pierre Personle 17 mars 2018 à Nogent-sur-Marne
AFP/Archives
Trentenaires pour la plupart, Pierre Person, Sacha Houlié et encore Guillaume Chiche, qui se sont connus sur les bancs de la même fac, d'où leur surnom de "la bande de Poitiers", ont été rejoints par Aurélien Taché ou Hugues Renson. Tôt aux côtés d'Emmanuel Macron et se présentant comme le "canal historique", ils plaident pour "remettre du sens" et "faire vivre la complexité du projet", considérant que "la politique menée est plutôt à droite". La faute aux ministres ex-LR selon eux.
- Les écolos
Proche de Nicolas Hulot, Matthieu Orphelin est engagé sur plusieurs fronts, écologie en tête. Sa bataille - perdue - pour inscrire dans la loi une interdiction du glyphosate a pu être un moment d'épreuve. Il a rallié à cette occasion plusieurs députés LREM dont la présidente de la commission du Développement durable Barbara Pompili. Comme elle issus des rangs écologistes, d'autres "marcheurs" tels Paul Molac et François-Michel Lambert sont tentés de prendre le large.
- Le marais
La plupart des députés macronistes fuient les caméras mais ils n'hésitent plus à prendre la parole dans l'hémicycle pour défendre des textes et répondre aux oppositions. "En un an, il a fallu changer nos vies, trouver nos marques au Palais Bourbon et sur nos territoires, rentrer dans la mécanique", explique une novice qui s'attelle aux tâches qui lui sont confiées. Ces députés se plient aux règles du groupe et ne font pas un pas de côté.
- Aile droite
La députée Amélie de Montchalin, le 23 janvier 2018 à Paris
AFP/Archives
Influente mais généralement discrète, la jambe droite s'est manifestée en fin d'année sur le budget, avec la figure d'Amélie de Montchalin, et devrait se faire entendre de nouveau à la rentrée sur le projet de loi Pacte consacré aux entreprises. Dans son giron, figurent des ex-LR (notamment les anciennes juppéistes Aurore Bergé et Marie Guévenoux) ou centristes de droite. On y trouve aussi plusieurs entrepreneurs comme Olivia Grégoire, Sylvain Maillard ou Bruno Bonnell, qui ne voient pas de nécessité à rééquilibrer la politique entre "libérer" et "protéger".
- Francs tireurs et personnalités
Le députée Florian Bachelier le 28 novembre 2017
AFP/Archives
Dans les rangs LREM, se trouvent des personnages hors classe, dont le mathématicien Cédric Villani, arborant ses broches araignée, qui peut aussi bien parler aux "rebelles" d'asile-immigration qu'aux députés hommes d'affaires. A part également, le premier questeur Florian Bachelier, qui tient les cordons du budget de l'Assemblée, ne s'est pas fait que des amis en formulant des propositions choc d'économies. L'ancien Premier ministre Manuel Valls (ex-PS) tranche aussi parfois, lorsqu'il livre sa vision de la laïcité à ses collègues ou appelle à répondre aux "attentes très fortes" de "justice sociale". Mais il n'est qu'apparenté au groupe, un pied dedans, un pied dehors.
Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.
Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.
Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.
Dix-neuf jours après les premières mobilisations, les lycéens continuent de manifester pour dénoncer le manque de professeurs, la pression liée à Parcoursup ou encore la dégradation du bâti scolaire. Ce vendredi matin, les portes de 141 lycées sont restées fermées en raison des blocus. En début de semaine, entre 400 et 500 établissements étaient concernés par ces fermetures, selon le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray.