« Météo-France est vraiment à la limite » : en pleine canicule, le sénateur centriste Vincent Capo-Canellas appelle à renforcer les moyens de l’opérateur public

Au micro de Public Sénat ce jeudi, l’élu centriste Vincent Capo-Canellas demande une augmentation des crédits de Météo-France, alors que sa PDG alertait la veille au Sénat sur une hausse d’activité de l’opérateur en raison des pics de chaleur de plus en plus nombreux.
Christian Mouly

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Il y aura certainement des questions à se poser dans les prochaines années sur les moyens dont dispose Météo-France ». Auditionnée hier par les sénateurs pour évoquer la canicule historique de juin, qui pourrait devenir presque banale à la fin du siècle, la PDG de l’opérateur public, Virginie Schwarz, alertait sur son manque de ressources. L’augmentation des événements météorologiques extrêmes, vagues de chaleur en tête, exige selon elle de revoir son enveloppe.

Invité de Public Sénat ce jeudi, le sénateur Vincent Capo-Canellas abonde : « Il faut sanctuariser les moyens de l’opérateur météo qui vise à donner l’alerte et à permettre à chacun de s’organiser. » En 2021, l’élu centriste signait un rapport détaillant la chute des effectifs de Météo-France, passés de 3 600 à 2 500 entre 2008 et 2022. « Depuis mon rapport et depuis l’intervention du ministre Christophe Béchu [en poste de 2022 à 2024, ndlr], ancien sénateur aussi, il y a eu une stabilisation des moyens. Certaines années, on a réussi à avoir quelques postes en plus », note-t-il aujourd’hui.

« On a tendance à couper partout aveuglément »

Toujours insuffisant, après des années de vaches maigres : « Météo-France est vraiment à la limite », prévient-il. Avec le Cerema, qui aide à l’adaptation des territoires, « il faut que ces opérateurs gagnent en moyens, parce que c’est l’ingénierie de l’État qui nous permet d’avoir la compréhension de ces phénomènes et de bien nous y adapter, poursuit Vincent Capo-Canellas. Et c’est le drame du moment, comme on manque d’argent, on a tendance à couper partout aveuglément. »

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

« Météo-France est vraiment à la limite » : en pleine canicule, le sénateur centriste Vincent Capo-Canellas appelle à renforcer les moyens de l’opérateur public
3min

Politique

Victoire de Glucksmann à la primaire : « Le retour d’une gauche claire, sincère, pro-européenne », se félicite Nicolas Mayer-Rossignol

Vainqueur dès le premier tour de la primaire PS/Place publique, avec 66,17 % des suffrages, Raphaël Glucksmann a été très clairement désigné candidat de la gauche sociale, dimanche soir. Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », Nicolas Mayer-Rossignol, maire PS de Rouen et soutien de Raphaël Glucksmann, a salué ce résultat.

Le

6min

Politique

Présidentielle : Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire du PS, désormais face à la difficile question du rassemblement à gauche

Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.

Le

RG
4min

Politique

« Ce soir, la bataille de France commence » : après sa victoire à la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann assure que « rien » ne le « fera lâcher »

Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».

Le