Alain Cadec : « J’étais en Chine pour voir leurs véhicules électriques, je suis revenu terrifié »
Les chiffres des ventes de véhicules pour le premier trimestre sont tombés : plus 185 000 immatriculations pour le marché de l’électrique. Le conflit actuel au Moyen-Orient et les conséquences sur les prix à la pompe influencent clairement le choix des automobilistes en matière de motorisation. Pour le sénateur républicain des Côtes-d'Armor Alain... Cadec, invité de la matinale « Bonjour chez vous », cette forte hausse de ventes de véhicules électriques est conjoncturelle notamment avec le blocage du détroit d’Ormuz. Cependant ce boost de l’électrique ne profite pas forcément qu’à l’industrie automobile française. En effet, la concurrence asiatique et en particulier chinoise s’est imposée dans le marché des véhicules électriques et hybrides, notamment grâce à une production moins coûteuse pour les fabricants et à des politiques de soutien, sous forme de subventions.
L’auteur du rapport concernant « L'avenir de la filière automobile française » nous explique être allé en Chine l’année dernière pour constater le développement de l’industrie automobile chinoise : « je suis revenu terrifié car ils ont 15 ans d’avance sur nous en termes de technologie, d’ingénieurs pour fabriquer des véhicules de très grande qualité ». Il se remémore : « Auparavant on disait, ‘Ah ces chinois, c’est mal fait, mal fini’. Aujourd’hui, quand on voit des véhicules chinois, ils sont remarquablement faits. »