Affaire Fillon : « Qui a essayé d’instrumentaliser la justice ? » demande Dallier
Le sénateur (LR) Philippe Dallier dénonce une tentative « d’instrumentalisation  de la justice » dans « l’affaire Fillon » et demande à ceux qui remettent en question les résultats de la primaire, de se calmer.

Affaire Fillon : « Qui a essayé d’instrumentaliser la justice ? » demande Dallier

Le sénateur (LR) Philippe Dallier dénonce une tentative « d’instrumentalisation  de la justice » dans « l’affaire Fillon » et demande à ceux qui remettent en question les résultats de la primaire, de se calmer.
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Le sénateur (LR) de la Seine-Saint-Denis, Philippe Dallier, est colère.

Que ce soit concernant la tournure que prend ce qui est devenu « l’affaire Fillon » : « Il faut la vérité. Toute la vérité. Que la justice aille vite pour innocenter François Fillon. Ou alors pour confirmer ce que disent certains. Mais il faut aussi savoir qui a essayé d’instrumentaliser la justice. Parce que je pense que c’est le cas» contre-attaque-t-il.

Ou que ce soit concernant  les réactions de certains membres du parti (LR), évoquant un possible remplacement de leur candidat : « Certains essayent de jouer leur pion, leur carte. Je pense que dans la situation où nous sommes, ce n’est pas très digne. François Fillon a demandé 15 jours, parce que nous espérons que la justice dira ce qu’il en est (…) Donc d’ici-là, que les uns et les autres se calment, refrènent leurs ardeurs et nous verrons ensuite ».

Et quand on demande à Philippe Dallier de réagir au fait que les Français semblent choqués par les sommes évoquées, notamment les 900 000 euros qu’auraient perçus Penelope Fillon, celui-ci renvoie la patate chaude : « Je comprends que cela choque les Français. Comme le salaire du coiffeur du Président de la République. Parce qu’à 10 000 euros par mois pour un coiffeur, c’est quand même assez extraordinaire. Si vous voulez qu’on aille dans ce sens-là, on peut aller très loin. Moi, je note qu’il y a une sacrée différence de traitement de la part des médias».

Et alors que Mediapart sort ce mercredi une autre affaire, concernant les activités de conseil de François Fillon, qui pourraient avoir entraîné d’éventuels conflits d’intérêts, Philippe Dallier estime que « ce sont des supputations » : « Moi, j’attends des preuves et que la justice, qui est saisie de toutes ses affaires, dise le droit là-dessus » conclut-il.

15 jours c’est long, en ce moment, en politique.

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