Aujourd’hui se tiennent au Sénat les Rencontres de l’apprentissage, placées cette année sous le thème du numérique et des nouvelles technologies. L’occasion de se pencher sur les propositions des candidats à l’élection présidentielle sur ce thème.
Apprentissage : les propositions des candidats
Aujourd’hui se tiennent au Sénat les Rencontres de l’apprentissage, placées cette année sous le thème du numérique et des nouvelles technologies. L’occasion de se pencher sur les propositions des candidats à l’élection présidentielle sur ce thème.
Par Alice Bardo
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Jean-Luc Mélenchon
Le candidat Jean-Luc Mélenchon à Lille, le 12 avril 2017
AFP
Déjà en 2012, alors qu’il était candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon estimait que l’apprentissage était « une très mauvaise idée ». « Même les patrons n’en veulent pas parce qu’ils savent très bien qu’une entreprise n’est pas une école », avait-il ajouté dans Questions d’info.
Cette année, le leader de La France insoumise convoite à nouveau la plus haute fonction de l’Etat et réitère sa position : « Vous vous trompez si vous pensez que l’apprentissage doit être voie royale », a-t-il lancé pendant le Grand débat du 20 mars dernier. Dans son programme, rien à ce sujet.
Marine Le Pen
La candidate du Front national à l'élection présidentielle Marine Le Pen, lors d'une conférence de presse à Paris, le 10 avril 2017
AFP/Archives
Comme elle l’a affirmé lors de son grand oral devant le Medef, fin mars, la candidate du Front national veut « revaloriser la filière de l’apprentissage ». Parmi ses 144 engagements, Marine Le Pen prévoit même de l’autoriser dès l’âge de 14 ans.
Benoît Hamon
Le candidat socialiste à l'élection présidentielle Benoît Hamon, lors d'une conférence à Paris, le 8 avril 2017
AFP/Archives
« Je développerai l’apprentissage comme filière d’excellence », écrit l’ancien ministre de l’Education dan son projet présidentiel. Pour ce faire, il compte développer les centres de formation d’apprentis (CFA) publics et les unités de formations par apprentissage (UFA).
François Fillon
François Fillon lors d'un meeting de campagne à Chassieu près de Lyon le 12 avril 2017
AFP
Pour le candidat Les Républicains, l’apprentissage est « la solution efficace » pour que les jeunes accèdent à l’emploi. Il prévoit ainsi d’affecter les moyens aujourd’hui consacrés aux emplois d’avenir et aux contrats de génération – 1,2 milliard d’euros par an – à l’apprentissage et encouragera l’embauche d’un jeune en alternance par les entreprises au moyen d’une « exonération totale des charges sociales ».
Comme Marine Le Pen il veut avancer l’âge pour accéder à l’apprentissage, mais lui a fixé ce seuil à 15 ans.
François Fillon veut également développer le pré-apprentissage, actuellement connu sous le nom de dispositif d’initiative aux métiers de l’alternance (DIMA), et veut généraliser l’apprentissage dans l’enseignement professionnel. Enfin, il veut confier la gestion des centres de formation des apprentis (CFA) et des lycées professionnels aux régions, en association avec les branches.
Emmanuel Macron
Emmanuel Macron, le 12 avril 2017, à Pau
AFP/Archives
Le leader d’ « En Marche ! » s’engage à un « effort massif » pour l’apprentissage. Plus concrètement, il souhaite, comme François Fillon, développer le pré-apprentissage et les filières en alternance dans tous les lycées professionnels.
Devant le Medef, Emmanuel Macron a confié vouloir « développer les filières d’apprentissage, y compris pour les filières les plus qualifiés et qualifiantes ».
Enfin, le candidat veut impliquer les branches professionnelles dans la gestion de cette formation.
Nicolas Dupont-Aignan
AFP
Dans son programme, le candidat de Debout La France regrette la diminution du nombre d’apprentis et souligne l’efficacité de ce dispositif pour l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. C’est pourquoi il affirme vouloir « doper » l’apprentissage, avec comme objectif « 1 million d’apprentis à la fin du quinquennat.
Pour encourager les entreprises à former des apprentis, Nicolas Dupont-Aignan veut créer un label destiné aux PME qui font cet effort.
Comme ses rivaux de droite et d’extrême-droite, il est favorable à l’apprentissage pour les jeunes mineurs et entend faciliter leur embauche en permettant « d’adapter la durée et les horaires de travail des apprentis mineurs à l'horaire de travail de l'entreprise sur avis conforme du médecin du travail ».
Nathalie Arthaud
La candidate du parti Lutte ouvrière à l'élection présidentielle, Nathalie Arthaud, lors d'une conférence de presse avant un meeting, le 8 avril 2017 à Marseille
AFP/Archives
Dans une interview donnée à Ouest France le 7 avril dernier, la candidate de Lutte ouvrière considère que l’apprentissage devrait être « la règle », mais alerte sur les conditions de travail des apprentis. Elle appelle le patronat à leur « payer un salaire plein et entier » et déplore qu’ils soient souvent cantonnés aux « tâches les plus ingrates »
Philippe Poutou
Le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste à l'élection présidentielle, Philippe Poutou, le 10 mars 2017
AFP/Archives
C’est également dans le quotidien régional que s’est exprimé le représentant du NPA. Comme sa rivale de LO, il fustige la « surexploitation » des apprentis et réclame un « salaire égal » : « Pas de salaire en dessous du SMIC », écrit-il dans son programme. Il ajoute à cette mesure « le droit à des congés spécifiques » pour tout jeune de moins de 25 ans », à savoir les vacances scolaires.
Jean Lassalle
Le député centriste et candidat à la présidentielle Jean Lassalle (d), lors d'un déplacement de campagne à Marseille, le 12 avril 2017
AFP
L’ancien agriculteur veut consacrer 9,5 milliards d’euros par an « pour l’extension de l’apprentissage et de l’alternance », notamment pour financer « 300 000 places d’apprentissage de plus ». Le candidat souhaite également que l’apprentissage soit accessible aux jeunes dès 16 ans et l’alternance, dès la 4ème, à raison d’un jour par semaine.
Jacques Cheminade
Le candidat du parti Solidarité et Progrès à l'élection présidentielle, Jacques Cheminade, lors du débat entre les 11 candidats, à La Plaine-Saint-Denis près de Paris, le 4 avril 2017
POOL/AFP/Archives
Le candidat du « pari sur l’avenir » souhaite qu’ « Erasmus pro » permette à un million d’apprentis de se former dans un autre pays européen que le leur.
François Asselineau ne prévoit rien concernant l’apprentissage dans son projet présidentiel.
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