PARIS – SIEGE LR – BELLAMY
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Sénatoriales : LR investit deux listes dans les Alpes-Maritimes et temporise pour régler le cas des Bouches-du-Rhône

Ce mardi, la commission nationale d'investiture des Républicains a investi la deuxième partie de ses candidats aux sénatoriales dans une vingtaine de départements, dont le département sensible des Alpes-Maritimes. Il faudra, toutefois, une dernière réunion du bureau de la CNI pour régler les cas des Bouches-du-Rhône et du Rhône.
Simon Barbarit

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À quatre mois des élections sénatoriales, Les Républicains sont à un cheveu de clore les investitures de leurs candidats. Au début du mois, le parti avait investi ses candidats dans quarante départements sur les 63 renouvelables en 2026. Restait une deuxième salve d’investitures que la commission nationale d’investiture (CNI) devait régler à la mi-journée. Parmi les départements concernés figurent les Alpes-Maritimes, où les LR avaient fait le grand chelem en 2020, en faisant élire 5 candidats sur une même liste.

Dominique Estrosi-Sassone et Alexandra Borchio Fontimp conduiront chacune une liste dans les Alpes-Maritimes

Six ans plus tard, la donne a changé pour la droite, qui pourrait perdre 3 sièges. La faute aux avancées du RN et de son allié de l’UDR dans le département. Le départ d’Éric Ciotti de LR en 2024, puis son élection deux ans plus tard à la mairie de Nice a divisé la droite. Un groupe parlementaire RN-UDR est même en prévision cet automne pour la nouvelle session parlementaire. Selon les informations de Nice-Matin, c’est un proche d’Éric Ciotti, le député européen Laurent Castillo qui serait pressenti pour conduire la liste commune UDR/RN dans le département.

« C’était assez exceptionnel ce qu’il s’est passé en 2020. Nous avons eu un alignement des planètes qui nous a permis de faire élire 5 sénateurs LR mais je savais très bien que c’était quasi impossible à réitérer cette année, surtout après le séisme qui s’est produit dans le département en 2024 avec le départ d’Éric Ciotti du parti », confie la sénatrice Dominique Estrosi-Sassone, qui a été réinvestie officiellement ce mardi à la tête d’une liste LR dans les Alpes-Maritimes. Car il y aura deux listes LR dans ce département ; la seconde sera conduite par l’autre sortante, Alexandra Borchio Fontimp.

« Elles ne pouvaient pas être sur la même liste car, avec la règle de l’alternance homme-femme, la troisième avait de fortes chances de ne pas être élue. La meilleure solution était que chacune conduise sa liste », confirme le sénateur Roger Karoutchi, président de la CNI.

L’actuel ministre des Transports, Philippe Tabarot, exclu de LR pour être resté au gouvernement cet automne, ambitionnait de conduire une liste et d’en proposer la deuxième place à Dominique Estrosi-Sassone, qui a refusé la proposition. « On verra si Philippe Tabarot décide quand même de conduire une liste, mais les électeurs ne sont pas extensibles aux sénatoriales », note Roger Karoutchi.

« L’ensemble de la droite et du centre peut faire quatre sièges dans les Bouches-du-Rhône, mais s’il y a unité »

Un autre cas délicat que la CNI devait régler concernait les Bouches-du-Rhône. Ce sera finalement le bureau de la CNI qui tranchera dans les prochains jours. Dans ce département, les tractations portent sur la composition d’une liste d’union avec Renaud Muselier, ancien LR encarté chez Renaissance, la sortante des Républicains Valérie Boyer et la centriste Brigitte Devésa. « L’ensemble de la droite et du centre peut faire quatre sièges dans les Bouches-du-Rhône, mais s’il y a unité. Le RN, lui, peut en faire un, voire deux, mais ils sont divisés avec la candidature de Stéphane Ravier », analyse Roger Karoutchi. C’est d’ailleurs Marie-Pierre Callet, ancienne vice-présidente du département auprès de Martine Vassal (LR), qui a été investie tête de liste RN.

Différentes options sont dans la balance depuis que Renaud Muselier a renoncé à conduire une liste. Mais l’option proposée par le président de région, consistant à placer Brigitte Devésa en tête, suivie de Renaud Muselier et de Valérie Boyer en troisième position, ne satisfait pas cette dernière, qui se verrait bien conduire la liste. « J’ai dit à Valérie qu’il faudra qu’elle assume ses choix car nous sommes déjà fin juin et qu’à un moment il va bien falloir partir en campagne », souligne le président de la CNI.

Union de la droite et du centre en Haute-Garonne

Un dernier département n’a pas encore été traité, celui du Rhône, suspendu au sort du sortant et ancien ministre François-Noël Buffet, pressenti pour être nommé Défenseur des droits. Il devrait être fixé sur son sort en début de semaine prochaine. Le sortant, Etienne Blanc ne se représente pas, contrairement à Catherine di Folco.

Parmi les autres investitures, la CNI a validé une liste d’union en Haute-Garonne. « C’est l’union autour de la liste souhaitée par Jean-Luc Moudenc (le maire de Toulouse). Il est d’ailleurs en cinquième position. » La liste sera conduite par Pierre Medevielle (Horizons), suivi de la sortante LR Brigitte Micouleau. La troisième place sera dévolue à un membre de Renaissance. Les Républicains auront également la quatrième place potentiellement éligible. L’autre sortant LR, Alain Chatillon, ne se représente pas. « Aux dernières municipales, on a conservé Toulouse et la métropole, donc il est normal que l’unité se fasse autour de lui », souligne Roger Karoutchi.

 

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