Benoît Hamon candidat aux européennes, « à la tête d’une alliance citoyenne »
L'ancien candidat à la présidentielle Benoît Hamon annonce jeudi dans une interview au Monde sa candidature aux élections...

Benoît Hamon candidat aux européennes, « à la tête d’une alliance citoyenne »

L'ancien candidat à la présidentielle Benoît Hamon annonce jeudi dans une interview au Monde sa candidature aux élections...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'ancien candidat à la présidentielle Benoît Hamon annonce jeudi dans une interview au Monde sa candidature aux élections européennes en tête d'une "alliance citoyenne", même s'il veut continuer à travailler à "une unité de la gauche".

"Oui", répond l'ancien socialiste, interrogé sur sa candidature alors qu'il doit tenir jeudi soir un meeting au Cirque d'Hiver avec l'ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis.

"Je me sens une responsabilité. Je suis, depuis de longs mois, le plus populaire à gauche (...) Je serai candidat pour mener le combat en première ligne, à la tête d'une alliance citoyenne", explique-t-il.

Alors que les listes à gauche s'annoncent multiples (Radicaux de gauche, PS, PCF, EELV, France insoumise et peut-être Place publique, le parti créé par Raphaël Glucksmann), M. Hamon affirme vouloir "d'abord construire une alliance citoyenne" puis "parl(er) avec des mouvements politiques, les communistes, Place publique".

"Je suis confiant, il y aura une unité de la gauche", dit-il.

M. Hamon, qui a quitté le PS le 1er juillet 2017 après son score catastrophique à la présidentielle (6,36%), ne souhaite en revanche pas de rapprochement avec ses anciens camarades. "Le PSE soutient, comme successeur à Jean-Claude Juncker, Frans Timmermans qui défendra le bilan de la commission européenne", pointe-t-il.

Le vice-président de la commission européenne Frans Timmermans a été désigné par les sociaux-démocrates européennes comme "Spitzenkandidat" pour succéder au président de la commission.

M. Hamon assure au demeurant que le financement de sa campagne est "bouclé", ce qui pourrait permettre à Générations de partir seul.

Interrogé sur le mouvement des "Gilets jaunes", M. Hamon affirme le voir "sur une ligne de crête". "Le débouché peut être positif, avec des droits pour tous, une vie meilleure. Mais cela peut être aussi un débouché autoritaire, avec moins de libertés publiques".

Il relie le mouvement à "une disparition de la gauche dans la Répulique", gauche qui "offrait, historiquement, un débouché politique à la colère social, à la demande de justice, de mieux vivre".

L'ancien candidat à la présidentielle prend une nouvelle fois ses distances avec le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon et sa stratégie de "fédérer le peuple".

"Je ne suis pas là pour prendre des selfies avec les +gilets jaunes+ ou chevaucher le tigre pour chercher coûte que coûte à remplacer (Emmanuel) Macron", affirme-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Benoît Hamon candidat aux européennes, « à la tête d’une alliance citoyenne »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le