Carvounas sur Macron : « la politique » ce n’est pas de « la télé évangélique »
 Interrogé au micro de Sénat 360, Luc Carvounas, sénateur (PS) du Val-de-Marne, proche de Manuel Valls, ne voit en Emmanuel Macron qu’ »un joli coup de com’ ».

Carvounas sur Macron : « la politique » ce n’est pas de « la télé évangélique »

 Interrogé au micro de Sénat 360, Luc Carvounas, sénateur (PS) du Val-de-Marne, proche de Manuel Valls, ne voit en Emmanuel Macron qu’ »un joli coup de com’ ».
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S’il y a bien un fidèle de Manuel Valls qui ne va pas céder aux chants des sirènes » du macronisme, c’est bien Luc Carvounas. Le sénateur(PS) du Val-de-Marne raille même le candidat d’« En marche » et lui reproche un manque de débats de fond : « J’ai un ami qui est plutôt très macroniste qui m’a raconté il y a deux jours avoir regardé derrière son téléviseur, le meeting de Lyon et s’être endormi au bout de 10 minutes. C’est une anecdote qui reflète ce qu’est Emmanuel Macron. C'est-à-dire un joli coup de com’ (…) Mais la politique ce n’est pas de savoir combien je mets de fidèles dans un lieu pour voir de la télé évangélique ou bien « regardez-moi, aimez-moi ». Tout ça c’est gentillet mais moi j’aimerais savoir à qui on confie les clés du camion de la 5ème puissance du monde ».

 

Et si Marine le Pen et Emmanuel Macron sont en haut des sondages, c’est pour Luc Carvounas parce qu’il y a « une vraie défiance vis-à-vis de la classe politique en général » : « Les candidats de l’antisystème se nourissent précisément du système. Et face à cette défiance, quand on est un candidat médiatisé sans pour autant s’avancer sur des propositions politiques de fond et bien on continue à engranger des voix ».

 

Quant à savoir s’il aimerait faire partie de l’organigramme de campagne de Benoît Hamon, le sénateur ne dit pas non : « Moi, je l’ai toujours dit, je ne serai pas une prise de guerre, vous connaissez mon autonomie, ma liberté de parole et de pensée, mon amitié avec Manuel Valls. Je suis aussi pour autant ami avec Benoît Hamon. Je ne suis pas d’accord avec ce tout ce que dit Benoît, comme je ne suis pas d’accord avec tout ce que dit Manuel Valls. Et encore heureux, sinon je n’aurai pas mon autonomie politique propre (…) Mais je vais vous faire une confidence : plus je vois dans les rangs du Parti socialiste, certains de mes amis qui me disent qu’ils n’ont pas envie de faire campagne pour le candidat socialiste et plus moi, j’ai envie de faire cette campagne pour lui » . Et d’enfoncer le clou : « J’ai toujours été clair, je suis à la disposition du candidat de ma famille politique parce que je ne comprendrais pas que certains des miens commencent à expliquer que Benoît Hamon  soit trop à gauche et qu’on aille se jeter dans les bras d’un candidat sans programme et qui couvre le spectre politique de la droite orléaniste à la gauche progressiste. C’est un non sens pour tous ceux qui sont membres du Parti socialiste ». Le message est passé.

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