Convention citoyenne pour le climat : « C’est un exercice inédit » déclare Emmanuelle Wargon  
La convention citoyenne pour le climat qui s’ouvre ce weekend va réunir 150 citoyens français, chargés de rendre au gouvernement des recommandations sur la transition écologique, d’ici janvier.

Convention citoyenne pour le climat : « C’est un exercice inédit » déclare Emmanuelle Wargon  

La convention citoyenne pour le climat qui s’ouvre ce weekend va réunir 150 citoyens français, chargés de rendre au gouvernement des recommandations sur la transition écologique, d’ici janvier.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Pendant six rencontres collectives, ils travailleront sur différents axes. Ces citoyens « tirés au sort » se sont vus confiés une mission par le Premier ministre, pour aider à légiférer sur des comportements écologistes et réduire à terme les gaz à effet de serre. « Ils vont étudier cinq sujets » détaille Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat à la transition écologique. « Comment se nourrir, comment se loger, comment consommer, comment se déplacer et comment produire et travailler. Ils vont travailler à partir de controverses, de questions difficiles, pour voir quelles recommandations ils font. »

« Ces recommandations ont vocation à être transformées en projet de texte, législatif ou réglementaire » précise la secrétaire d’Etat. « Le président s'est engagé à ce que ce soit soumis soit au Parlement soit en référendum. C’est un exercice inédit. » Pourquoi associer des citoyens à la réflexion d’une réforme ? Pour Emmanuelle Wargon, c’était une nécessité, notamment pour un sujet aussi complexe que les « changements de comportement ».

 « La question qu'on pose à la convention citoyenne c'est 'comment faire en sorte qu'on arrive collectivement à changer de comportement’ ? Est-ce que c'est de l'information, de la sensibilisation ? Est-ce que ce sont des interdictions, des incitations financières ? » interroge-t-elle. Le gouvernement a donc choisi des interlocuteurs civils, pour un sujet qui touche à la vie de tous les jours. « C’est bien que les citoyens nous aident à avancer sur ces sujets, parce que les changements de comportement ça concerne tout le monde et c’est difficile à mettre en place ».

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le