Covid-19 : Christine Lagarde salue « l’implication et la gestion responsable » des collectivités locales lors de la crise
La présidente de la Banque centrale européenne s’est exprimée ce lundi lors du 16e congrès des Régions de France, à Saint-Ouen, évoquant l’impact de la crise sanitaire et économique en Europe.

Covid-19 : Christine Lagarde salue « l’implication et la gestion responsable » des collectivités locales lors de la crise

La présidente de la Banque centrale européenne s’est exprimée ce lundi lors du 16e congrès des Régions de France, à Saint-Ouen, évoquant l’impact de la crise sanitaire et économique en Europe.
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Par Julien Chabrout

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Elle a quitté la vie politique française. Mais Christine Lagarde garde un œil attentif sur la France. La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) s’est exprimée ce lundi lors du 16e congrès des Régions de France, à Saint-Ouen.

En introduction, Christine Lagarde a tenu à rendre hommage à Samuel Paty : « Permettez-moi pour un instant, comme fille et petite-fille d'enseignants et comme Française tout simplement, de m'associer à l'indignation, à la réaction forte solidaire. Il n'y a pas de mot pour qualifier l'indigne, l'inacceptable et la monstruosité que cette réaction solidaire et collective de la Nation toute entière pour se lever contre l’obscurantisme ». Elle a précisé qu'elle s'y associait « pleinement en qualité de personne ».

Puis, Christine Lagarde a fait un point sur l’impact de la pandémie de coronavirus en Europe, avec une crise dont « l’ampleur est évidemment d’une brutalité sans précédent sur le plan sanitaire et économique », a-t-elle déclaré. « Aucun pays ni aucune région n’ont été épargnés, ni n’étaient véritablement prêts pour répondre aux défis qui ont été lancés », a-t-elle lancé.

Toutefois, a souligné Christine Lagarde devant les présidents de régions, « tous les niveaux d’intervention ont dû jouer leur rôle : local, départemental, régional, national européen ». La présidente de la BCE a salué « l’implication et la gestion responsable par les collectivités locales et régionales » dans chaque pays européen. « Vous avez su, par une gestion proche du territoire, éviter que se développent les discordes dans notre société », a-t-elle lancé.

L’ancienne directrice générale du FMI a rappelé que les gouvernements des États membres de l’UE ont été « naturellement les premiers à répondre à la crise », chiffrant l’ensemble des mesures prises «  à 4,5 % du PIB de la zone euro », soit « plus du double » que lors de la crise de 2008. « Dès le moi de mai, des filets de sécurité ont été mis en place, avec 540 milliards d’euros pour soutenir les États et les salariés », a-t-elle précisé, évoquant les programmes de soutiens et de financements mis en place par la Banque européenne d’investissement. « L’arme monétaire a répondu très rapidement », a-t-elle souligné par ailleurs. « Grâce à nos nouvelles mesures de financement ciblés, nous avons accru le montant des liquidités que les banques peuvent emprunter et nous leur avons permis de prêter plus facilement aux petites et moyennes entreprises, qui sont les plus durement frappées par la crise, », a détaillé Christine Lagarde.

 

 

Covid-19 : "Nécessairement, nos économies seront transformées", anticipe ChristineLagarde
01:43

 

 

 

La patronne de la BCE a également mentionné le « tabou sauté » par les Etats membres de l’UE sur l’emprunt collectif, dont le montant est de 750 milliards. « Il est emblématique car c’est bien la première fois que l’ensemble des pays emprunte ensemble », a-t-elle affirmé. « Nous sommes capables de faire route commune, d’oublier un certain nombre de principes, de briser certains tabous et d’agir ensemble pour faire face à l’urgence », s’est-elle félicitée. Néanmoins, « il va falloir panser les plaies pour que les cicatrices de la crise ne soient pas trop lourdes, en plus des urgences sanitaires à gérer », a-t-elle prévenu, appelant à la « transformation de nos économies afin de nous assurer que les entreprises créées aujourd’hui soient toujours porteuses d’emplois et créatrices d’activités dans deux ou cinq ans ».

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