D’Yvonne à Valérie, des Premières dames diversement engagées
Effacées ou médiatisées, investies dans des oeuvres caritatives ou engagées politiquement, les épouses de président de la Ve...

D’Yvonne à Valérie, des Premières dames diversement engagées

Effacées ou médiatisées, investies dans des oeuvres caritatives ou engagées politiquement, les épouses de président de la Ve...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Effacées ou médiatisées, investies dans des oeuvres caritatives ou engagées politiquement, les épouses de président de la Ve République ont toutes eu des activités publiques malgré un rôle mal défini, que l'Elysée veut clarifier pour Brigitte Macron.

- Yvonne De Gaulle: mobilisée sur le handicap mental

La très discrète "Tante Yvonne" incarne la parfaite maîtresse de maison à l'Elysée. Mère d'une fille trisomique, elle achète en 1945 un château dans les Yvelines pour y accueillir des jeunes filles et des femmes atteintes d'un handicap mental, qui deviendra la Fondation Anne De Gaulle.

- Claude Pompidou: Fondation pour personnes âgées

Réservée et anti-conformiste, férue d'art moderne, elle crée sa Fondation en 1970 pour aider personnes âgées, malades hospitalisés et enfants handicapés, grâce à des équipes de bénévoles. Elle ne se plaisait pas à l'Elysée, qu'elle surnommait la "maison du malheur".

- Anne-Aymone Giscard d'Estaing: Fondation pour l'enfance

Timide et discrète, elle n'est pas passionnée par la politique. De l'Elysée, elle disait: "c'est dur à chauffer". Elle crée en 1977 la Fondation pour l'Enfance, qui oeuvre pour les enfants en difficulté, et la présidera pendant près de 35 ans.

- Danielle Mitterrand: combats pour les droits de l'Homme

"Première dame de France, ce n'est pas un statut officiel. L'important, c'est ce qu'on veut, ça dépend de la personnalité", affirmait celle que l'on surnommait parfois "Tatie Danielle". Mettant à profit sa position pour défendre les droits de l'Homme, elle crée en 1986 la Fondation France-Libertés, tournée vers le tiers-monde. Elle défend des causes comme Cuba ou le partage de l'eau, dans des combats qui interfèrent avec les politiques officielles.

- Bernadette Chirac: pièces jaunes et mandat en Corrèze

Elle lance à partir de 1990 l'opération "Pièces jaunes" afin de collecter des dons pour améliorer la qualité de vie des enfants et adolescents hospitalisés.

A l'Elysée, celle qui est devenue en 1979 la première femme élue conseiller général en Corrèze est une conseillère écoutée à défaut d'être toujours entendue par son mari, et gère avec autorité l'intendance de ce qu'elle appelle "la maison des Français".

- Cécilia Sarkozy: infirmières bulgares

L’éphémère Première dame, auparavant très investie dans la carrière de son mari, a peu d'appétence pour la fonction. Elle se fait remarquer lors d'un voyage à Tripoli pour faire libérer des infirmières bulgares, ainsi que pour son absence lors d'une rencontre avec le couple Bush, officiellement en raison d'une "angine blanche". Elle divorce en cours de mandat de Nicolas Sarkozy.

- Carla Bruni-Sarkozy: lutte contre le sida

La top-model devenue chanteuse, longtemps connue pour ses opinions de gauche, épouse en février 2008 le président de droite déjà en fonction.

Elle met la scène entre parenthèses mais enregistre toujours des albums. Elle crée une fondation pour favoriser l'éducation et la culture et s'engage en faveur de la lutte contre le sida.

- Valérie Trierweiler: "first girlfriend"

La journaliste de Paris-Match continue de travailler et revendique sa liberté de ton, avec notamment un tweet dévastateur de soutien à un rival de Ségolène Royal, ex-compagne de François Hollande. Elle défend ensuite des causes plus classiques: lutte contre la maltraitance des enfants, actions humanitaires à l'étranger...

Les Américains surnomment "First Girldfriend" cette femme qui n'est pas mariée au président. Elle quitte l'Elysée après avoir découvert dans la presse la relation de François Hollande avec l'actrice Julie Gayet et se venge dans un livre très vendu, "Merci pour ce moment".

Partager cet article

Dans la même thématique

D’Yvonne à Valérie, des Premières dames diversement engagées
3min

Politique

Lycéens, carburant, agriculteurs : Sébastien Lecornu appelle à l'apaisement sans annoncer de moyens supplémentaires

Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le