Damien Abad : « La confiance ça ne se décrète pas, ça se construit »
Pour le député de l’Ain et président du groupe LR à l’Assemblée Nationale, Damien ABAD, le gouvernement doit aller plus loin en matière économique et dans la lutte contre cette épidémie et rappelle que le Parlement doit veiller au respect des libertés publiques.

Damien Abad : « La confiance ça ne se décrète pas, ça se construit »

Pour le député de l’Ain et président du groupe LR à l’Assemblée Nationale, Damien ABAD, le gouvernement doit aller plus loin en matière économique et dans la lutte contre cette épidémie et rappelle que le Parlement doit veiller au respect des libertés publiques.
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Par Oriane Mancini

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Décès de Patrick Devedjian

« J’ai beaucoup de tristesse et d’émotion. Nous avons siégé côte à côte pendant 5 ans. C’était un homme d’une grande culture, un esprit libre. Un homme politique de convictions et de combats comme contre l’antisémitisme ou pour la reconnaissance du génocide arménien ».

Le gouvernement

« La confiance ça ne se décrète pas, ça se construit. Nous sommes prêts à lui faire confiance mais on attend des preuves. Il y a beaucoup de questions en suspens sur les commandes de masques ou de matériel médical, sur la répartition des malades... Il y a un effort de communication mais il faut aller plus loin.
Le Premier ministre a dit qu’il fallait faire preuve d’humilité et il a raison. Il y a pu avoir un défaut d’anticipation mais pour l’instant on doit tous être mobilisés pour lutter contre cette épidémie ».

Dépistage et géolocalisation

« C’est une bonne chose d’augmenter le nombre de tests. C’est un enjeu très important et un des moyens pour faire reculer la maladie. Le gouvernement a annoncé l’achat de 5 millions de tests rapides et c’est tant mieux mais il faut les démultiplier bien au-delà de ce chiffre.
Sur la géolocalisation, ce n’est pas la 1ère des mesures à prendre. Elle pose des questions en matière d’État de droit. Si le gouvernement veut la mettre en place, le Parlement aura son mot à dire. Je n’approuverai pas une mesure générale car c’est un principe attentatoire aux libertés individuelles. Il faut l’encadrer et elle doit rester une exception ».

Mesures économiques

« Des militants marseillais ont déposé plainte contre Christophe Castaner pour dénoncer le maintien du 1er tour. De manière générale, je ne soutiens pas les plaintes contre le gouvernement quelles qu’elles soient. Si le gouvernement doit rendre des comptes ce sera devant le Parlement. Ces plaintes créent un climat de défiance vis-à-vis des politiques. Concernant le maintien du 1er tour, quand les présidents de groupes et chefs de partis ont été consultés, la décision était actée. Le Premier ministre l’a assumée et rappelé que c’était son choix, sa responsabilité ».

Mission d’information et commission d’enquête

« Aujourd’hui, nous sommes dans un temps d’union nationale et de gestion de crise. Puis viendra le temps de la relance économique. C’est pour cette raison que la commission d’enquête a été annoncée à l’automne prochain. On veut une vraie commission d’enquête pour tirer les leçons de cette crise et regarder ce qu’il y a à changer dans nos politiques publiques notamment.
La mission d’information qui commencera mercredi a, elle, vocation à suivre le travail du gouvernement, à l’encadrer sur les questions de libertés publiques ou sur les mesures en matière économique. D’ailleurs nous demandons la mise en place immédiate du comité de suivi de la situation économique comme cela a été voté. Même si certaines mesures comme celles sur les heures supplémentaires ou les 60h vont dans le bon sens, je suis inquiet pour nos PME, nos artisans, nos petits commerces. Il y a urgence. Sur le chômage partiel ou le fond d’indemnisation, il y a des lenteurs et des trous dans la raquette. Dans ce contexte, il faut également faire attention à ne pas créer de taxes supplémentaires déguisées aux entreprises. Même si certaines mesures peuvent poser questions, je trouve indigne et immonde l’attitude de la CGT et son appel à la grève en avril.
Pour sortir de cette crise, il faudra se retrousser les manches comme le dit Gérard Larcher et se poser les bonnes questions. Pourquoi nous avons perdu notre souveraineté sanitaire par exemple ? Il faudra aussi repenser nos politiques publiques et tirer tous les enseignements de cette crise ».

 

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