Démission de Collomb : « Il est temps que le Président mette de l’ordre », réagit Raffarin
L’ancien Premier ministre, invité de Public Sénat, ne parle pas de « crise politique » après la démission de Gérard Collomb, mais voit plutôt des « erreurs de gestion » et des « fautes de gouvernance ». Un président de la République affaibli « n’est pas une bonne nouvelle pour la France », met-il en garde.

Démission de Collomb : « Il est temps que le Président mette de l’ordre », réagit Raffarin

L’ancien Premier ministre, invité de Public Sénat, ne parle pas de « crise politique » après la démission de Gérard Collomb, mais voit plutôt des « erreurs de gestion » et des « fautes de gouvernance ». Un président de la République affaibli « n’est pas une bonne nouvelle pour la France », met-il en garde.
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Retiré de la vie politique et occupé par une autre forme d’engagement avec son ONG « Leaders pour la Paix », Jean-Pierre Raffarin n’ira pas jeter de l’huile sur le feu. Pour lui, l’épisode de la démission de Gérard Collomb n’est pas le symptôme d’une crise politique. Sur le plateau de Sénat 360, l’ancien Premier ministre préfère voir des « sortes d’erreurs de gestion, des incompréhensions, des fautes de gouvernance » et souhaite prendre de la hauteur :

« Soyons prudents dans nos analyses. Il se trouve que c’est assez désolant de voir que pour des sujets qui sont d’ordre secondaire nous nous paralysons et laissons de côté les sujets qui sont, eux, d’ordre prioritaire : le Brexit, l’emploi, la sécurité, l’ensemble des questions de migration. »

« Personne n’a intérêt à ce que la France échoue. Que le Président soit fragilisé, ce n’est pas une nouvelle pour la France », ajoute-t-il.

« Je pense qu’il y a un problème d’organisation de la majorité aujourd’hui »

Mais ces « péripéties » comme il les nomme pourraient, à la longue, handicaper sérieusement le gouvernement. « Les démissions de ministres, ça commence à s’accumuler, ça fait quand même quelque peu désordre. Il est temps que le Président mette de l’ordre dans tout ça », espère l’ancien sénateur de la Vienne.

Estimant que la conduite des réformes est par exemple bien plus difficile à gérer, le chiraquien estime que ces « difficultés » pourront facilement « être surmontées ». « Au président de la République de réorganiser son équipe politique », dit-il. « Je pense qu’il y a un problème d’organisation de la majorité aujourd’hui. Le Président doit réfléchir à cela. »

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